« La sécurité s’est dégradée dans notre pays », déclare Gérard Larcher
Le président du Sénat était en visite ce 28 avril 2022 dans le Rhône, à l’invitation de François-Noël Buffet, sénateur LR du département. Un déplacement sur le thème de l’insécurité.

« La sécurité s’est dégradée dans notre pays », déclare Gérard Larcher

Le président du Sénat était en visite ce 28 avril 2022 dans le Rhône, à l’invitation de François-Noël Buffet, sénateur LR du département. Un déplacement sur le thème de l’insécurité.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Sa visite intervient cinq jours après l’attentat de Rambouillet (Yvelines), au cours duquel une policière a été assassinée. Gérard Larcher était ce mercredi dans le Rhône, aux côtés du sénateur LR François-Noël Buffet, président de la commission des lois. « Dans un contexte douloureux après l’attentat de Rambouillet, j’ai souhaité me rendre à Lyon pour apporter mon soutien à nos forces de police, à nos élus et aux autres acteurs de la région plus que jamais engagés dans la reconquête des territoires perdus de la République », a expliqué le président du Sénat.

Rencontre avec des policiers municipaux, dont le cadre va évoluer après l’adoption de la loi sécurité globale, mais aussi échange avec des maires victimes de menaces ou d’agressions : le déplacement a largement été consacré aux questions d’insécurité. « La sécurité s’est dégradée dans notre pays », a estimé Gérard Larcher, appelant à apporter des réponses. « Ces réponses, c’est une République qui est ferme, une République qui doit être juste mais ferme, et ne pas s’abriter derrière des postures. »

Selon lui, les réponses doivent prendre « l’ensemble des problèmes ». « Il n’y a pas de sujet interdit. Je ne lie pas terrorisme et immigration mais comme le président Macron l’a dit après l’assassinat dans mon département de Samuel Paty, on ne peut pas non plus déconnecter les sujets », a-t-il insisté. Le 10 novembre, le chef de l’Etat avait déclaré : « Il ne faut en rien confondre la lutte contre l’immigration clandestine et le terrorisme, mais il nous faut regarder lucidement les liens qui existent entre ces deux phénomènes. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le