« La taxe carbone est en débat », assure Rugy
"La taxe carbone est en débat", a affirmé le ministre de l'Ecologie François de Rugy mercredi sur France Inter en reconnaissant...

« La taxe carbone est en débat », assure Rugy

"La taxe carbone est en débat", a affirmé le ministre de l'Ecologie François de Rugy mercredi sur France Inter en reconnaissant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"La taxe carbone est en débat", a affirmé le ministre de l'Ecologie François de Rugy mercredi sur France Inter en reconnaissant qu'il s'agissait d'un "sujet compliqué", à l'origine du mouvement social des "gilets jaunes" fin 2018.

"C'est en débat, ça ne peut pas être imposé comme ça", a observé le ministre. "C'est un sujet compliqué mais on ne peut pas dire, d'un côté, qu'il faut dépenser davantage pour la transition écologique et, de l'autre, que tout ce qui est recette, on l'abandonne".

La hausse de la taxe carbone, prévue dès 2014, avait été suspendue puis annulée pour 2019 sous la pression du mouvement des "gilets jaunes", mais le gouvernement est resté flou pour 2020 et au-delà, renvoyant au grand débat.

Plusieurs responsables politiques ont plaidé ces dernières semaines en faveur de la taxe carbone. En conseil des ministres mi-février, Emmanuel Macron avait estimé que "ce n'est sans doute pas par une hausse de la fiscalité qu'on répondra à la colère qui s'est exprimée", avait expliqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

"Nous travaillons et c'est en débat, il faut que l'ensemble des Français s'en saisissent", a expliqué François de Rugy mercredi.

Il a évoqué "quelques critères simples": "1, est-ce qu'on garde le même rythme" d'augmentation de la taxe? "2, est-ce que l'argent récolté va intégralement vers des travaux d'isolation, des investissements pour la transition écologique, ce qui est une demande faite massivement par les Français. Et si les prix du pétrole augmentent, (y aura-t-il) une corde de rappel qui permet de dire +ah on peut stopper rapidement à ce moment-là la taxe?+".

Mardi, Emmanuel Macron avait estimé qu'il n'était pas possible de revenir à une "augmentation automatique" de la taxe, mais avait évoqué la possibilité d'une taxation "qui varie en fonction des cours mondiaux" pour amortir d'éventuelles fortes hausses à la pompe.

Partager cet article

Dans la même thématique

L’entrée du Sénat
3min

Politique

Energie : la majorité sénatoriale passe à l’offensive contre la PPE

En choisissant de publier la nouvelle feuille de route énergétique de la France par décrets, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est attiré les foudres de la majorité sénatoriale. LR et centristes dénoncent un « passage en force » pour un texte « sans légitimité », qui court-circuite le travail législatif entamé il y a près de deux ans par la Chambre haute.

Le

Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Sarah Knafo présente un programme bidon », tacle Pierre-Yves Bournazel

Le candidat, placé troisième dans les sondages (14%), s’attaque à la députée européenne d’extrême-droite. Conseiller à la mairie de Paris depuis 2008, Pierre-Yves Bournazel cherche à se démarquer de ses adversaires politiques, comme Sarah Knafo en se présentant comme « le meilleur choix du changement ». Dans sa campagne, il incarne le « ni Dati, ni Grégoire », même si la tentation d’une fusion des listes avec l’actuelle ministre de la Culture existe.

Le

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le