La vaccination des enfants de 5 à 11 ans « officiellement » ouverte
Le ministre de la Santé a annoncé, mercredi 22 décembre, l’ouverture de la vaccination pour cette classe d’âge sur BFMTV. Hier, la Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert tout en excluant de la rendre « obligatoire ». Cette annonce arrive alors que la dégradation de la situation sanitaire s’accélère avec l’arrivée fulgurante du variant Omicron.  

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans « officiellement » ouverte

Le ministre de la Santé a annoncé, mercredi 22 décembre, l’ouverture de la vaccination pour cette classe d’âge sur BFMTV. Hier, la Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert tout en excluant de la rendre « obligatoire ». Cette annonce arrive alors que la dégradation de la situation sanitaire s’accélère avec l’arrivée fulgurante du variant Omicron.  
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui avec AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est officiel », la vaccination est désormais ouverte pour les enfants de 5 à 11 ans, a annoncé le ministre de la Santé, mercredi, sur BFMTV. Une décision actée après avoir « eu les avis favorables des autorités sanitaires et scientifiques ». Le Comité d’éthique (CCNE) et la Haute autorité de Santé (HAS) ont effectivement donné leur approbation pour la vaccination de cette classe d’âge. Un ultime avis a été publié mercredi matin par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

La vaccination des 5-11 ans – déjà ouverte depuis le 15 décembre aux enfants présentant des facteurs de risque - ne sera pas obligatoire. « Il suffit de l’accord de l’un des deux parents, et il faudra qu’un parent soit présent physiquement », a indiqué Olivier Véran. Environ 350 centres assureront avec « un circuit particulier » la vaccination des enfants, a détaillé le ministre. Précision connexe : la dose de rappel n'est pas élargie aux adolescents « pour l'instant ».

« Il faut vraiment engager cette vaccination des enfants », appelle Olivier Véran

L’ouverture de la vaccination aux 5-11 ans arrive dans un moment de reprise épidémique alarmante. Alors que la vague du variant Delta n’a pas encore entamé son reflux, l’arrivée fulgurante du variant Omicron a poussé l’Exécutif à accélérer l’instauration du passe vaccinal. Le nouveau variant concernerait déjà « plus d’une contamination sur trois » à Paris au vu des criblages réalisés, a indiqué le porte-parole du gouvernement hier.

Un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 27 décembre pour « une adoption définitive du passe vaccinal dès la première quinzaine du mois de janvier ».

Lire aussi. Covid-19 : le Conseil scientifique ne veut ni obligation vaccinale, ni passe sanitaire pour les 5-11 ans

La vaccination des enfants s’ouvre également au moment où la politique du gouvernement est critiquée concernant les établissements scolaires. « Ce qui a été fait au mois de novembre est dramatique », a dénoncé le sénateur socialiste Bernard Jomier par rapport à l’allègement des protocoles sanitaires. « On a délibérément laissé circuler le virus à un niveau élevé, c’est une faute lourde. »

Un report de la rentrée scolaire est aussi suggéré par l’opposition, notamment par la candidate à l’élection présidentielle du parti Les Républicains, Valérie Pécresse. « Nous serons vigilants au Parlement mais ce que je demande, c’est de préparer la rentrée », prévient-elle. Au Sénat, des mesures supplémentaires sont réclamées dans les écoles avec notamment la généralisation des capteurs de CO2 et celle des tests itératifs.

Lire aussi. Omicron : faut-il revoir le nouveau protocole sanitaire dans les écoles ?

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans avec une version moins dosée du vaccin Pfizer/BioNTech pourrait créer des crispations dans la société. En effet, plus de la moitié des parents ne sont pas prêts à faire vacciner leur enfant, selon une enquête de l’agence sanitaire Santé publique France. La vaccination de cette classe d’âge a donné lieu à de vifs débats scientifiques car les formes graves de covid-19 sont extrêmement rares pour les enfants, alors que les vaccins peuvent avoir des effets secondaires sur le cœur, certes très peu fréquents.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le