« La violence, la raideur idéologique d’Éric Zemmour ont fait de Marine Le Pen une femme qui aime les chats »

« La violence, la raideur idéologique d’Éric Zemmour ont fait de Marine Le Pen une femme qui aime les chats »

Un temps menacée par la candidature d’Eric Zemmour, Marine Le Pen semble s’installer durablement comme la principale concurrente d’un Emmanuel Macron toujours favori des sondages. Alors comment la présidente du Rassemblement National est-elle arrivée à imposer l’image d’une femme moins clivante ? Cette semaine dans « Et Maintenant 2022 ! », Steve Jourdin et ses invités Sophie de Ravinel, Emmanuel Voguet, Nicolas Baverez et Georges-Marc Benamou décryptent la campagne.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Les Français ont besoin d’être habitués à des personnages » souligne le réalisateur Georges-Marc Benamou. Marine Le Pen, dont c’est la troisième campagne présidentielle se serait donc inscrite dans l’environnement familier de certains électeurs, comme on s’était habitué avant elle, rappelle-t-il, à Chirac ou Mitterrand en leurs temps.

« Cet effet Zemmour a été assez bénéfique pour elle, analyse-t-il, cela l’a adouci, il l’a éclairé, humanisé », Georges-Marc Benamou

Mais pour Georges-Marc Benamou, il y a une autre clé pour comprendre la position de Marine Le Pen dans les sondages, à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle. C’est son principal challenger : Éric Zemmour.
« Cet effet Zemmour a été assez bénéfique pour elle, analyse-t-il, cela l’a adouci, il l’a éclairée, humanisée ». « La violence, la raideur idéologique d’Éric Zemmour ont fait de Marine Le Pen une femme qui aime les chats ».
Un atout dont a joué la présidente du Rassemblement National mais au-delà de la communication et de la stratégie électorale, il y a pour Georges-Marc Benamou « une sorte de vérité : on ne triche pas quand on est en permanence sous le feu des projecteurs ».

Un épisode qui rappelle pour celui qui a bien connu les anciens présidents : « En 1994, Jacques Chirac avait morflé, il avait été trahi » mais il avait trouvé une certaine force et les Français avaient eu pour lui « une certaine sympathie ». Reste à savoir jusqu’où cet élan portera la candidate du Rassemblement national, elle qui reste largement derrière le président Macron dans les estimations pour le second tour du scrutin le 24 avril prochain.


Retrouvez l’intégralité de l’émission « Et maintenant 2022 » ici.

Dans la même thématique

Paris: Macron visiting the 59th edition of the International Agriculture Fair
4min

Politique

Souveraineté alimentaire, enjeux climatiques, métiers : Public Sénat vous fait vivre le salon de l’agriculture 2024 

Samedi 24 février et jusqu’au 3 mars s’ouvre le 60ème salon de l’agriculture. Un salon sous haute tension, marqué par la colère des agriculteurs. Pour ce rendez-vous annuel incontournable du monde agricole, les équipes de Public Sénat sont pleinement mobilisées pour vous faire vivre les grands moments de cette rencontre entre les Français et les agriculteurs.

Le

Paris: Macron visiting the 59th edition of the  Agriculture Fair Porte de Versailles
2min

Politique

Emmanuel Macron veut rejouer le grand débat au Salon de l’agriculture

Visant « un échange direct et franc », l’Elysée explique que le chef de l’Etat va débattre samedi avec « l’ensemble des acteurs » qui « pourront donner leurs points de vue, faire des propositions, confronter des idées ». Les Soulèvements de la terre ont été invités, comme Michel Edouard Leclerc.

Le

« La violence, la raideur idéologique d’Éric Zemmour ont fait de Marine Le Pen une femme qui aime les chats »
7min

Politique

Panthéonisation du résistant communiste Missak Manouchian : « Vous entrez ici en soldat avec vos camarades », salue Emmanuel Macron

« La France reconnaissante vous accueille », a déclaré le président de la République pour la panthéonisation de Missak Manouchian et de sa femme Mélinée, lors d’une cérémonie émouvante. A travers lui, ce sont ses 23 compagnons d’armes fusillés par les nazis, et tous les Francs-tireurs et partisans - main-d’œuvre immigrée, les FTP-MOI, à qui la France rend hommage. « La France de 2024 se devait d’honorer ceux qui furent 24 fois la France », a affirmé Emmanuel Macron.

Le