« La vraie marque, c’est Emmanuel Macron », analyse André Gattolin
Déçu par les résultats des élections, le sénateur (LREM) des Hauts-de-Seine estime néanmoins qu’Emmanuel Macron reste plus légitime que jamais. Il regrette que la campagne des européennes ait connu des « interférences » comme « la crise des gilets des jaunes ».

« La vraie marque, c’est Emmanuel Macron », analyse André Gattolin

Déçu par les résultats des élections, le sénateur (LREM) des Hauts-de-Seine estime néanmoins qu’Emmanuel Macron reste plus légitime que jamais. Il regrette que la campagne des européennes ait connu des « interférences » comme « la crise des gilets des jaunes ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Battre le Rassemblement national, le président de la République en avait fait une affaire personnelle. Mais avec une avance de 0,9 % des voix, le parti de Marine Le Pen se place en tête du scrutin, juste devant LREM.

« Je suis déçu, parce que je pense sincèrement qu’on aurait pu faire une meilleure campagne s’il n’y avait pas eu toutes ces interférences : le débat public, la crise des gilets jaunes », confie le sénateur LREM des Hauts-de-Seine, André Gattolin. « On est parti très tardivement avec une liste peu identifiée », regrette-t-il.

Pas question pour le sénateur d’incriminer la tête de liste, Nathalie Loiseau, dont la campagne a été critiquée par les observateurs. « Il ne faut jamais incriminer la tête de liste quand on échoue », coupe André Gattolin qui relativise cet échec : « Nous sommes un parti jeune, nouveau et nous n’avons pas toutes les compétences ».

Pas question non plus de remettre en cause le chef de l’État. « Ses prises de parole en toute fin de campagne ont permis de consolider le score de La république en marche », assure André Gattolin pour qui Emmanuel Macron « reste légitime ». Électoralement, « la vraie marque c’est Emmanuel Macron, ce n’est pas Renaissance », insiste-t-il.  

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le

La Seyne-sur-Mer RN party’s President Jordan Bardella
8min

Politique

Accusations d'antisémitisme : « La défense de Jordan Bardella est assez classique. C’est celle de Fillon en 2017 », selon le communiquant Philippe Moreau-Chevrolet

Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Le