Une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire du lait contaminé par des salmonelles du groupe Lactalis va être créée à l'initiative des députés socialistes, a annoncé mercredi leur chef de file Olivier Faure.
Le groupe Nouvelle gauche va utiliser son "droit de tirage" pour créer cette commission d'enquête qui sera présidée par le député du Nord Christian Hutin et dont le rapporteur sera un député de la majorité. La résolution créant cette commission devrait être votée d'ici un mois, selon M. Hutin.
"La commission devra tirer au clair tous les dysfonctionnements au niveau de l'entreprise elle-même, de la grande distribution, de la surveillance administrative et de la communication du gouvernement", a expliqué M. Faure lors de ses voeux à la presse. "Il faut en tirer les leçons pour éviter que cela ne se reproduise", a-t-il estimé.
Olivier Faure, patron du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, le 24 octobre 2017
AFP
En théorie, une commission d'enquête parlementaire ne doit pas enquêter sur les mêmes faits qu'une enquête judiciaire. Or, une enquête préliminaire a été ouverte à Paris le 22 décembre pour "tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine" et "inexécution d'une procédure de retrait ou de rappel d'un produit" préjudiciable à la santé.
Des perquisitions ont par ailleurs été réalisées au siège social du groupe Lactalis à Laval ainsi qu'à l'usine Celia de Craon (Mayenne) d'où sont sortis des lots à l'origine de la contamination à la salmonellose de 37 bébés en France.
"Mais notre enquête sera beaucoups plus large que la seule entreprise Lactalis. On parlera des moyens des services de la répression des fraudes, de la réaction du ministère de la Santé qu'on a n'a pas beaucoup entendu pendant la crise, de l'attitude de la grande distribution, etc...", a expliqué à l'AFP M. Hutin.
Sébastien Lecornu recevait ce mercredi après-midi à Matignon les responsables des partis politiques pour les informer de « l’état de la menace et du positionnement de la France » dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole.
Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.
Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.
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