Lancement officiel d' »Agir », nouveau parti à droite initié par des « Constructifs » pro-Macron
Une vingtaine d'élus "Constructifs" ont officiellement lancé dimanche, sous la houlette du député Franck Riester (ex-LR), un...

Lancement officiel d' »Agir », nouveau parti à droite initié par des « Constructifs » pro-Macron

Une vingtaine d'élus "Constructifs" ont officiellement lancé dimanche, sous la houlette du député Franck Riester (ex-LR), un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Une vingtaine d'élus "Constructifs" ont officiellement lancé dimanche, sous la houlette du député Franck Riester (ex-LR), un nouveau parti de droite, "Agir", qui se veut une alternative à LR et sa ligne "identitaire, eurosceptique et ultra-conservatrice".

Dans une tribune fondatrice rendue publique par Le Figaro et dont l'AFP a obtenu copie, Agir entend "faire de ce quinquennat une réussite pour la France" en soutenant "les réformes engagées dans de nombreux domaines par l'actuel gouvernement mené par un Premier ministre issu de la droite", Edouard Philippe.

"Pour autant, nous sommes libres", font valoir les 19 membres fondateurs et "nous serons force de propositions pour défendre les idées libérales, sociales, européennes, humanistes et réformistes de la droite et du centre". "Nous saurons nous opposer chaque fois que cela sera nécessaire", assurent-ils.

Sans citer Laurent Wauquiez, qui devrait être élu le 10 décembre président du parti Les Républicains, ils disent "refuser de voir la droite s'enfermer dans une ligne identitaire, autoritaire, eurosceptique et ultra-conservatrice" et veulent "s'opposer à tout rapprochement avec le Front national".

Parmi ces membres fondateurs figurent la sénatrice juppéiste Fabienne Keller, la députée Agnès Firmin-Le Bodo -qui a hérité de la circonscription du Premier ministre Edouard Philippe-, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy Frédéric Lefebvre, l'eurodéputée et ex-ministre de Jacques Chirac Tokia Saïfi, Vincent Ledoux, qui a succédé à Gérald Darmanin comme député de la 10e circonscription du Nord, le sénateur et ancien ministre Claude Malhuret et les députés Pierre-Yves Bournazel et Laure de la Raudière.

En revanche, le député Thierry Solère, initiateur en juin du groupe "Constructifs" à l'Assemblée nationale avec Franck Riester, et les ministres Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, tout récemment exclus de LR, ont refusé de se joindre à eux, préférant adhérer à La République en marche, comme ils l'ont annoncé dimanche dans le JDD. Bruno Le Maire avait lui quitté LR pour le parti présidentiel dès après la présidentielle.

"Pourquoi je n'ai pas fait le choix de créer une autre formation politique (et de rejoindre Agir) ? Parce que, quand on a travaillé à l'ADN de ce que serait cette formation politique, on s'est rendu compte que c'était tout à fait l'ADN" de LREM, s'est justifié dimanche sur BFMTV Thierry Solère en mettant en avant une "logique d'efficacité".

La députée Marine Brenier, membre du groupe "Constructifs" et proche de Christian Estrosi, n'a pas non plus rejoint Agir. Le maire de Nice, sur bien des points macron-compatible, a choisi pour l'heure de rester à LR.

Les statuts d'Agir devraient être débattus par les membres fondateurs le 5 décembre et la direction du parti devrait être collégiale.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le