Larrivé: LR est « sur une ligne euroréaliste »
Les Républicains se situent sur "une ligne euroréaliste", entre les "europhobes" Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et les ...

Larrivé: LR est « sur une ligne euroréaliste »

Les Républicains se situent sur "une ligne euroréaliste", entre les "europhobes" Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et les ...
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Les Républicains se situent sur "une ligne euroréaliste", entre les "europhobes" Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et les "eurobéats" rangés derrière Emmanuel Macron, a expliqué jeudi le député LR Guillaume Larrivé.

"Sur l'Europe, vous avez en réalité trois lignes en France: une ligne qui est celle de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen qui est une ligne europhobe: grosso modo l'Europe est responsable de tous les maux, il faut quasiment sortir de l'Europe, en tout cas rien ne va", a expliqué M. Larrivé sur LCP.

"Vous avez une autre ligne qui est celle des eurobéats: c'est Emmanuel Macron et son gouvernement qui grosso modo acceptent l'Europe telle qu'elle va ou telle qu'elle ne va pas. On ne change rien sur rien, par exemple Emmanuel Macron fait semblant de négocier une nouvelle directive sur les travailleurs détachés mais ça ne s'applique pas avant 2022", a poursuivi le député de l'Yonne.

"Et nous, nous sommes les euroréalistes. Nous avons compris que la France a besoin de leviers d'action concrets au niveau du continent européen. On a bien compris que la France n'est pas une île, que face à la Chine, au Brésil, aux Etats-Unis, au Japon, on a besoin d'avoir une affirmation continentale. Mais on s'est trop souvent enfermés dans une sorte d'ornière bureaucratique qui consiste à pondre des normes qui n'apportent pas de solutions aux problèmes des Français et parfois même les compliquent".

"Nous sommes Européens parce que nous sommes patriotes mais nous voulons une Europe concrète qui apporte des solutions", a-t-il résumé.

Désormais président de LR, Laurent Wauquiez prônait en 2014 une "refondation radicale" de l'UE qui serait remplacée par une "confédération d'Etats-Nations" avec "un noyau dur qui ne comptera pas plus de sept à douze Etats" et dans laquelle la Commission européenne serait supprimée.

"Il faudra qu'on le précise dans le cadre du projet, il y a encore beaucoup de travail programmatique à faire", a dit M. Larrivé, qui reprend à son compte l'idée de M. Wauquiez d'une "Europe des cercles". "Une idée de bon sens qui consiste à dire que sur certains sujets il faut avancer à 27, sur d'autres sujets il faut avancer à une échelle un peu plus réduite et même sur d'autres il ne faut pas hésiter à coopérer avec trois ou quatre pays".

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