Lassalle: « On ne parle que » des affaires, le « débat n’existe pas »
Jean Lassalle, centriste non-inscrit et candidat à l'élection présidentielle, s'est désolé vendredi sur France 2 que l'on ne...

Lassalle: « On ne parle que » des affaires, le « débat n’existe pas »

Jean Lassalle, centriste non-inscrit et candidat à l'élection présidentielle, s'est désolé vendredi sur France 2 que l'on ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean Lassalle, centriste non-inscrit et candidat à l'élection présidentielle, s'est désolé vendredi sur France 2 que l'on ne parle "de rien d'autre" que des affaires et que le débat "n'existe pas".

"Excusez-moi de ne pas intervenir une fois de plus peut-être, peut-être une fois de trop, dans ce début de campagne sinistre où le fait divers tient lieu de projet", a affirmé M. Lassalle.

Que les affaires, qui touchent notamment François Fillon et Marine Le Pen, "polluent" la campagne présidentielle, à un mois du premier tour, pour ce candidat "le mot est faible. On ne parle de rien d'autre, alors que nous avons des dossiers qui tiennent à la vie, à la mort".

Avec sa candidature, il veut "apporter (sa) contribution à un débat qui n'existe pas, car on ne sait pas les grandes orientations des principaux candidats".

La justice est-elle indépendance ? "Je ne sais plus quoi penser. Tous les jours, c'est un feuilleton, nous n'en sommes qu'à la candidature, imaginez que nous soyons dans l'exercice du mandat, tout cela amènera des règlements de compte dans tous les sens", s'est-il inquiété.

Invité à expliquer sa candidature, M. Lassalle a d'abord évoqué ses "cauchemars" passés qui l'"empêchaient d'avoir une vie normale".

"Le matin en me regardant dans la glace, je me trouvais une gueule de salaud, je me disais +je m'en vais, j'ai 60 ans, c'est le beau rôle, partir avec une retraite de députés, y'a pire sort+, et en même temps je suis assuré que mes quatre enfants de députés ont moins de chance de réussir leur vie que n'en eurent les quatre enfants de bergers de mon père il y a 40 ans", a-t-il raconté.

Parmi diverses mesures, il a dit vouloir "retirer les troupes françaises du Proche-Orient mais aussi d'Afrique", sortir de l'Otan, "qui n'a aucune raison d'être aujourd'hui", "reconstituer un Etat, il n'y en a plus", ou abroger la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République) "qui condamne à mort 30.000 communes de France".

Interrogé sur Emmanuel Macron, à jeu égal avec Marine Le Pen dans les sondages de premier tour, M. Lassalle l'a qualifié de "bulle financière. Vous savez ce qu'il arrive aux bulles..."

Partager cet article

Dans la même thématique

Lassalle: « On ne parle que » des affaires, le « débat n’existe pas »
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
5min

Politique

Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.

Le

Train retardé : les sénateurs créent une garantie de correspondance, en cas de trajet opéré par plusieurs compagnies
6min

Politique

Harmonisation des titres, garantie de correspondance, ouverture de SNCF Connect : les propositions des sénateurs pour faciliter les trajets en train

Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.

Le