Laurent (PCF) soutient la « coopération nécessaire » du PCF et des Insoumis en Corse
Pierre Laurent a réaffirmé vendredi son soutien à la liste électorale commune conduite en Corse par le PCF et des Insoumis,...

Laurent (PCF) soutient la « coopération nécessaire » du PCF et des Insoumis en Corse

Pierre Laurent a réaffirmé vendredi son soutien à la liste électorale commune conduite en Corse par le PCF et des Insoumis,...
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Pierre Laurent a réaffirmé vendredi son soutien à la liste électorale commune conduite en Corse par le PCF et des Insoumis, violemment désavoués par Jean-Luc Mélenchon, estimant que la "coopération politique" n'était pas "une tambouille" mais était au contraire "nécessaire".

Des élections territoriales auront lieu les 3 et 10 décembre en Corse pour constituer une nouvelle collectivité unique. Huit listes ont été déposées, dont celle des nationalistes, mêlant autonomistes et indépendantistes. A gauche, la "Corse insoumise" et le PCF ont décidé de faire liste commune, une alliance condamnée à plusieurs reprises par le chef de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Dans un billet de blog publié la semaine dernière, M. Mélenchon déplorait une "misérable usurpation" d'identité et du "sigle" de LFI, qualifiant cette alliance de "pauvre tambouille".

"La coopération entre des forces politiques, ce n'est pas de la tambouille, c'est (...) nécessaire pour construire une perspective", a réagi le secrétaire national du PCF Pierre Laurent lors d'un point presse.

Si cette liste ne "passe pas", "l'Assemblée territoriale sera composée de représentants nationalistes et de la droite", a-t-il déploré, ne croyant "pas du tout" que les nationalistes "puissent représenter les combats" portés par la gauche.

"Je comprends encore moins l'espèce de pari fait sur les nationalistes", a-t-il ajouté, pointant le risque "d'une situation qui pourrait devenir problématique" jusqu'à "conduire à une impasse, comme en Catalogne".

Les autonomistes, qui "dirigent" les nationalistes, ont affirmé leur "volonté d’inscrire leur projet d’autonomie (...) dans le cadre de la République française une et indivisible", écrit de son côté M. Mélenchon, qui souhaite "faire le pari de le croire".

Si les relations sont très tendues entre les deux formations politiques, Pierre Laurent souhaite rapidement "reprendre le chemin de la coopération politique".

"Dans la foulée de l'élection présidentielle, la France insoumise a eu l'impression de pouvoir incarner à elle seule l'ensemble du mouvement de contestation. (...) La réalité va vite ramener tout le monde à la raison", a-t-il dit.

"Il n'y a pas de reconstruction possible d'une alternative au pouvoir de Macron sans coopération politique (...) du PCF, de la France insoumise, du mouvement de Benoît Hamon, d'écologistes" et des autres "forces de gauche", a-t-il conclu.

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