Laurent (PCF) va « continuer ses efforts » pour un rassemblement à gauche
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a affirmé mardi qu'il continuerait ses "efforts" pour un...

Laurent (PCF) va « continuer ses efforts » pour un rassemblement à gauche

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a affirmé mardi qu'il continuerait ses "efforts" pour un...
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Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a affirmé mardi qu'il continuerait ses "efforts" pour un rassemblement à gauche, devant l'impasse d'un rapprochement entre les deux candidats à la présidentielle Benoît Hamon et Jean-Luc-Mélenchon.

"Je vais continuer mes efforts", a affirmé Pierre Laurent sur France 2, se déclarant "prêt à tout moment" à une rencontre avec Jean-Luc Mélenchon, dont il soutient la candidature, le candidat socialiste Benoît Hamon et son allié écologiste Yannick Jadot.

"Puisque pour le moment, par le bout des candidatures, c'est compliqué, eh bien nous allons le faire par le biais des idées et des propositions", a affirmé M. Laurent, qui organise mardi soir à Paris une "table-ronde des forces de gauche" sur le thème "l'ennemi, c'est toujours la finance!", avec notamment les députés Pascal Cherki (PS) et Eva Sas (EELV), et la représentante de La France insoumise Jeanne Chevalier.

"Je ne ménagerai pas mes efforts pour continuer à faire émerger dans le débat public des propositions communes, parce que je veux faire la démonstration qu'il y a entre ces forces de gauche, entre les citoyens de gauche tellement de choses communes", a-t-il déclaré.

"Je refuse, et le Parti communiste refuse de baisser les bras", a-t-il insisté mardi soir à la Bellevilloise, devant environ 300 personnes.

"Des Bellevilloise, il en faut dans les semaines à venir, partout dans le pays. Il faut que les milliers de gens qui se sentent un peu trop spectateurs de la situation puissent intervenir dans ce débat, et je pense que le premier signal que nous devons envoyer c'est que, oui, ce débat est possible", a-t-il poursuivi.

Le sénateur de Paris a pointé "la gravité de la situation" alors que certains "proposent de faire exploser la sécurité sociale" (allusion à François Fillon), de "rayer l'existence du contrat de travail pour uberiser toute la société" (Emmanuel Macron) ou "pire encore (...) de constitutionnaliser la préférence nationale" (Marine Le Pen).

De leur côté, le quotidien Libération et les organes d'information Mediapart et Regards ont lancé un appel commun en faveur d'un débat public entre MM. Hamon et Mélenchon.

Les trois médias "s’associent pour organiser ce débat vidéo en direct de deux heures et invitent les deux candidats à en accepter le principe", estimant que "les électeurs de gauche sont en droit de savoir ce qui interdit véritablement une candidature unique".

"En faisant le choix de maintenir et l’un et l’autre leur candidature, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon prennent la responsabilité historique de voir la gauche éliminée dès le premier tour de la présidentielle, le 23 avril", affirment-ils, soulignant "qu'ils doivent cette discussion croisée aux Français".

Du côté de Benoît Hamon, la porte semble cependant bel et bien fermée à des discussions.

"C'est à la responsabilité et à l'intelligence des électeurs de gauche que nous en appelons maintenant", a déclaré sa porte-parole Aurélie Filippetti sur RFI. "Il fallait une candidature unique et elle doit se faire autour du candidat qui est dans la position la plus forte (...) et la plus centrale pour gagner l'élection présidentielle", a-t-elle affirmé, jugeant que M. Hamon est "évidemment (...) le mieux placé" pour rassembler la gauche.

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