Laurent Wauquiez fait « du sous Trump », selon Eduardo Rihan-Cypel
Le secrétaire national du PS fustige les propos tenus par le président des Républicains à l’école de management de Lyon. Pour Eduardo Rihan-Cypel, cette polémique n’est rien de moins qu’une « stratégie » qui s’inscrit dans la droitisation du président des Républicains.

Laurent Wauquiez fait « du sous Trump », selon Eduardo Rihan-Cypel

Le secrétaire national du PS fustige les propos tenus par le président des Républicains à l’école de management de Lyon. Pour Eduardo Rihan-Cypel, cette polémique n’est rien de moins qu’une « stratégie » qui s’inscrit dans la droitisation du président des Républicains.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

De nouveaux enregistrements de Laurent Wauquiez ont été diffusés lundi soir sur l’émission Quotidien, TMC. Devant les étudiants de l’école de management de Lyon, le président des Républicains tacle cette fois : Alain Juppé, les députés En marche, Valérie Pécresse, etc. Des propos qui affligent le secrétaire national du Parti socialiste, Eduardo Rihan-Cypel, invité de Territoires d’Infos ce mardi. « C’est trash, ce n’est pas très élégant, c’est peut-être du niveau de Laurent Wauquiez », lance-t-il. Selon lui, Laurent Wauquiez fait « du sous Trump », il estime que cette attitude s’assimile à du « Trump sous vide ».

Eduardo Rihan-Cypel, lui, ne peut pas croire un instant que le président des Républicains s’est fait duper. Selon lui, Laurent Wauquiez savait qu’il était enregistré et ses propos font partie d’une « une stratégie » de droitisation. « Vous pensez que ce garçon est assez bête pour ne pas connaître les règles de la vie médiatique, de la vie politique aujourd’hui ? », assène-t-il.  Et de poursuivre sa réflexion en déroulant le CV de Laurent Wauquiez : « Il a fait l’ENA, il a fait Normale Sup, il est patron de parti, il maîtrise la communication politique à merveille avec un cynisme assumé ». « Je crois qu’il sait ce qu’il fait, il prend ses responsabilités mais je crois qu’il ne grandit pas la vie politique », poursuit-il.

Une stratégie, donc, qui ne surprend pas Eduardo Rihan-Cypel. Selon lui, Laurent Wauquiez « cherche à draguer l’électorat perdu qui s’est fourvoyé dans le Front national et qui attend ce type de discours, il parle à un électorat bien précis », assure-t-il. Et de renchérir sur les affinités politiques qu’il lui prête : « C’est un héritier, c’est un disciple de Patrick Buisson. À mon avis, il a toujours continué à suivre le modèle et les méthodes, donc il fait du Patrick Buisson ».

D’après Eduardo Rihan-Cypel, le président des Républicains « va chercher à la droite de la droite, l’électorat qu’il peut récupérer chez le Front national, parce qu’il comprend bien qu’une partie des électeurs de la droite modérée et libérale est perdue pour lui puisqu’Emmanuel Macron l’a récupérée, qu’Alain Juppé est avec Macron qu’il le dise ou qu’il ne le dise pas, cet électorat-là a été préempté par Emmanuel Macron donc ce qu’il lui reste c’est une réserve à l’extrême droite ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Laurent Wauquiez fait « du sous Trump », selon Eduardo Rihan-Cypel
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le