Le 10 octobre, « les socialistes sont dans la rue », annonce Luc Carvounas

Le 10 octobre, « les socialistes sont dans la rue », annonce Luc Carvounas

Le député Nouvelle Gauche annonce que le Parti socialiste manifestera aux côtés des fonctionnaires le 10 octobre prochain. Très critique sur la politique du Logement, ou les annonces budgétaires, l’ancien proche de Manuel Valls revendique son positionnement dans l’opposition.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Hier fidèle soutien de Manuel Valls, le député (Nouvelle Gauche) Luc Carvounas s’affirme actuellement comme l’un des parlementaires socialistes les plus hostiles à la politique d’Emmanuel Macron.

Alors que les syndicats entament leur deuxième journée d’action contre les ordonnances, le député du Val-de-Marne, invité de Public Sénat, annonce que le Parti socialiste participera à la manifestation des fonctionnaires le 10 octobre. Le PS sera à leurs côtés « parce que nous sommes dans un rassemblement unitaire », précise-t-il.

« Ça me rappelle des travers du début du précédent quinquennat »

« Ça suffit le mépris », tonne l’ancien sénateur. Revenant sur les interventions polémiques du chef de l’État, Luc Carvounas invite Emmanuel Macron à « un peu plus de modestie » :

« Nous avons voté pour lui pour faire barrage au Front national. Il a la légitimité des urnes […] Pour autant, je n’oublie pas qu’il a été élu avec un socle électoral de 15% au premier tour [18% des inscrits et 24% des exprimés, NDLR]. »

Interrogé sur les annonces du gouvernement de la veille, Luc Carvounas indique ne « rien comprendre » à la politique budgétaire vis-à-vis des collectivités territoriales. Édouard Philippe a notamment annoncé une hausse des concours financiers de l’État de 384 millions d’euros. « Ça me rappelle beaucoup malheureusement les travers du début du précédent quinquennat où ça partait dans tous les sens dans les annonces », explique-t-il.

Logement : « Extrêmement grave ce qui est en train de se passer », estime Carvounas
01:30

La politique du Logement est aussi visée. « C'est extrêmement grave ce qui est en train de se passer », réagit ce membre de la direction collégiale du PS, qui évoque les conséquences pour les locataires les plus précaires. « Bercy a totalement pris le pouvoir. »

Dans la même thématique

Paris: Candidates for the upcoming European elections taking part in a debate hosted by BFMTV
5min

Politique

Immigration, économie, institutions : que propose le Rassemblement national dans son programme pour les élections européennes ?

Largement en tête des sondages, le parti de Jordan Bardella ne prône plus officiellement une sortie de l’Union européenne, pierre angulaire du programme présidentiel de Marine Le Pen jusqu’en 2017. Mais, avec un slogan plus consensuel, la feuille de route du Rassemblement national s’oppose toujours à bon nombre des compétences de Bruxelles, au nom de la souveraineté nationale.

Le

Le 10 octobre, « les socialistes sont dans la rue », annonce Luc Carvounas
3min

Politique

Européennes : L’Europe est « une foire d’empoigne entre brigands, créée par et pour les intérêts des capitalistes », dénonce Nathalie Arthaud

Tête de liste Lutte Ouvrière (LO), deux ans après avoir récolté 0.56% à la dernière élection présidentielle, l’enseignante en sciences économiques et sociales a dénoncé, au micro de Public Sénat, la « rapacité patronale », et sa volonté de « combattre cette société capitaliste, qui nous mène de crise en crise et de guerre en guerre ».

Le

Paris: Jordan Bardella  debate with France’s Prime Minister Gabriel Attal
5min

Politique

Sondage : après son débat avec Attal, Bardella au plus haut à 34% d’intentions de vote, Hayer recule encore

L’avance considérable prise par la tête de liste RN sur ses autres concurrents pour les élections européennes du 9 juin prochain se confirme dans le dernier relevé du baromètre d’Odoxa, réalisé par Mascaret* pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. Cette enquête d’opinion a été réalisée après le débat qui a opposé Jordan Bardella au Premier ministre Gabriel Attal le 23 mai. Dans le même temps, la majorité présidentielle continue de perdre du terrain dans les intentions de vote.

Le