Le benjamin du gouvernement, Sébastien Lecornu, à la transition énergétique
Sébastien Lecornu (LR), un proche de Bruno Le Maire nommé mercredi secrétaire d'Etat à la transition écologique, est à 31 ans le...

Le benjamin du gouvernement, Sébastien Lecornu, à la transition énergétique

Sébastien Lecornu (LR), un proche de Bruno Le Maire nommé mercredi secrétaire d'Etat à la transition écologique, est à 31 ans le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Sébastien Lecornu (LR), un proche de Bruno Le Maire nommé mercredi secrétaire d'Etat à la transition écologique, est à 31 ans le plus jeune membre du gouvernement, et l'un des plus jeunes de la Ve République.

Né le 11 juin 1986 à Eaubonne (Val d'Oise), il milite très tôt en politique: dès l'âge de 16 ans il adhère à l'UMP à Vernon, ville dont il deviendra maire.

A peine son bac en poche, il propose en 2005 ses services à Franck Gilard, le député de la circonscription. Il n'a que 19 ans, et devient le plus jeune assistant parlementaire de France.

Ce n'est que le début d'une carrière où il est régulièrement la plus jeune personnalité qu'on ait jamais vu à son poste.

Poursuivant en parallèle des études de droit à l'université d'Assas à Paris (licence et master de droit public), il se voit proposer un poste de conseiller auprès de Bruno Le Maire, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes dans le premier gouvernement Fillon.

Les deux hommes ne vont plus se quitter, l'actuel ministre de l'Economie s'appuyant sur le dynamisme de son bras droit pour asseoir son emprise politique dans l'Eure.

Aux municipales de 2014, Sébastien Lecornu réalise son premier objectif en s'emparant de la mairie de Vernon, évinçant un maire PS.

L'année suivante, avec l'appui de Bruno Le Maire, il contribue à faire basculer à droite le conseil départemental de l'Eure, et devient à 28 ans le plus jeune président de département de France.

Il se retrouve en première ligne pendant la campagne des primaires de la droite de l'automne dernier, en soutien de son mentor qui va toutefois n'obtenir que 2,3% des voix.

Directeur-adjoint de la campagne de François Fillon, il plie bagage tout comme M. Le Maire, chargé des affaires internationales, quand l'ancien Premier ministre décide de maintenir sa candidature présidentielle malgré sa mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.

Aux législatives, signataire de l'appel à soutenir Emmanuel Macron, il est en première ligne pour faire réélire son patron, pour un troisième mandat, dans la 1ère circonscription de l'Eure.

Il a été nommé secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, un poste qu'il partagera avec Brune Poirson (REM), qui a repris dimanche la circonscription de Marion Maréchal-Le Pen (FN) dans le Vaucluse.

Cette fois, il rate de peu le record du plus jeune ministre. Avant lui François Baroin avait été nommé en 1995 secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement Juppé juste un mois avant de fêter ses 30 ans.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le