Le candidat de droite Fillon calme une fronde interne
François Fillon, englué dans une affaire d'emplois présumés fictifs, a de nouveau exclu mardi tout retrait de la course présidentielle.

Le candidat de droite Fillon calme une fronde interne

François Fillon, englué dans une affaire d'emplois présumés fictifs, a de nouveau exclu mardi tout retrait de la course présidentielle.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon, englué dans une affaire d'emplois présumés fictifs, a de nouveau exclu mardi tout retrait de la course présidentielle.

Le candidat de la droite a également réussi à calmer une fronde lancé contre lui par des députés de son camp.

Une vingtaine de parlementaires du parti Les Républicains avaient souligné lundi soir leur "impossibilité de faire campagne" face aux dégâts provoqués par l'enquête sur les emplois d'assistants parlementaires accordés par François Fillon à sa femme et à ses enfants.

Un retrait de sa candidature "créerait une crise majeure" avec un risque "d'effacement" de la droite à la présidentielle, a rétorqué le candidat lors d'une longue réunion destiné à calmer cette fronde interne, en estimant qu'il n'y avait pas de "solution alternative" .

"Honnêtement, ça serait peut-être plus facile pour moi personnellement et ma famille de ne pas être dans cette compétition aujourd’hui. Cette décision (de rester), je l’ai prise, je ne reviendrai pas dessus", a insisté le vainqueur de la primaire de la droite.

"Je suis harcelé par la presse nationale. J’ai le harcèlement judiciaire. Je ne voudrais pas avoir en plus le harcèlement parlementaire parce que ça va commencer à devenir difficile", a-t-il encore dit en appelant les parlementaires à faire bloc autour de lui.

François Fillon en campagne à Saint-Denis de la Réunion, en France, le 13 février 2017
François Fillon en campagne à Saint-Denis de la Réunion, en France, le 13 février 2017
AFP/Archives

Selon des participants à cette réunion à huis clos, la "grande majorité" des députés ont soutenu François Fillon pendant la rencontre qui a duré près de deux heures. Mais "beaucoup ont aussi témoigné de leurs difficultés sur le terrain" avec "des électeurs choqués par les sommes" versées aux proches de François Fillon, qui avoisinent les 900.000 euros sur plus de dix ans.

A l'issue de la rencontre, "le groupe était totalement rassemblé" derrière M. Fillon, a assuré son porte-parole Thierry Solère, qui se voit épinglé à son tour par Le Canard enchaîné.

L'hebdomadaire d'investigation, à l'origine des révélations sur les Fillon, affirme dans son édition à paraître mercredi que M. Solère a "omis de régler une partie de ses impôts" entre 2010 et 2013, des soupçons de fraude fiscale qui font l'objet d'une enquête.

"Chasse à l'homme", a dénoncé M. Solère, qui veut porter plainte pour diffamation.

De son côté, François Fillon doit poursuivre mercredi sa campagne après un déjeuner avec l'ancien président Nicolas Sarkozy, qu'il a battu lors de la primaire en novembre.

Le candidat conservateur s'est félicité de voir les intentions de vote en sa faveur - en net repli ces dernières semaines - commencer "à remonter un peu", à environ 20%, selon un sondage Opinionway publié mardi.

Celui que tous les sondages donnaient favori à l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai pointe désormais en troisième position, derrière la candidate d'extrême-droite Marine Le Pen (27%) et le centriste Emmanuel Macron (22%).

Partager cet article

Dans la même thématique

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

Le candidat de droite Fillon calme une fronde interne
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : « La réponse de Maxime Saada est grave parce que c'est une atteinte à la liberté d'expression », estime la sénatrice socialiste, Sylvie Robert

De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.

Le

Le candidat de droite Fillon calme une fronde interne
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : les propos de Maxime Saada « rappellent les heures sombres du maccarthysme », dénonce le sénateur écologiste, Ronan Dantec

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : une proposition de loi du Sénat pour contrôler les antécédents des personnels, adoptée en commission

Alors que 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles depuis le début de l’année, une proposition de loi sénatoriale vise à mettre en place une enquête administrative pour vérifier les antécédents judiciaires et le comportement des candidats à des postes d’encadrement des enfants.

Le