Le clivage « mondialistes-nationaux » traverse toute l’Europe, selon Marine Le Pen
"Le clivage mondialistes-nationaux est en train de traverser tous les pays" européens, a estimé mardi la présidente du Front...

Le clivage « mondialistes-nationaux » traverse toute l’Europe, selon Marine Le Pen

"Le clivage mondialistes-nationaux est en train de traverser tous les pays" européens, a estimé mardi la présidente du Front...
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"Le clivage mondialistes-nationaux est en train de traverser tous les pays" européens, a estimé mardi la présidente du Front national, Marine Le Pen, après des législatives en Italie où une coalition de partis de droite et d'extrême droite est arrivée en tête.

"D'élection en élection, dans quasiment tous les pays de l'Union européenne, on voit monter une contestation extrêmement forte à l'égard des politiques menées par l'Union européenne", a ajouté la dirigeante frontiste sur RTL.

"Et quelle est la réponse de l'Union européenne? +On continue, on va aller plus loin et on va réfléchir à comment est-ce qu'on peut contraindre les peuples pour les empêcher de voter contre nous+. Ça démontre un rejet du processus démocratique", a ajouté la finaliste de la présidentielle française en mai.

"Aujourd'hui le vrai débat, c'est est-ce qu'on souhaite être libre, souverain, et pouvoir mettre en place les protections que la nation peut offrir, ou est-ce qu'on bazarde tout cela dans un européisme échevelé, avec la libre circulation, le laisser faire, le laisser passer, le laisser aller", a détaillé la députée du Pas-de-Calais.

L'ex-chef du Parti démocrate italien (centre gauche) Matteo Renzi, grand perdant de ces élections, "c'est le (Emmanuel) Macron italien (...) un ultralibéral qui obéit aux injonctions de l'Union européenne", selon Mme Le Pen.

La patronne du FN, qui tient son congrès samedi et dimanche à Lille, s'est par ailleurs insurgée contre le qualificatif "d'extrême droite" utilisé à l'égard du FN et de son allié, la Ligue italienne. "Ce terme est utilisé volontairement, de manière péjorative, pour écarter en quelque sorte de la crédibilité de la vie politique un certain nombre de mouvements qui dérangent le système, qui dérangent l'Union européenne", a-t-elle estimé.

La coalition de droite en Italie est arrivée en tête avec 37% des voix. Mais en son sein, c'est la Ligue, formation eurosceptique et anti-immigration de Matteo Salvini, proche du FN, qui a largement devancé le parti de Silvio Berlusconi (17,4% contre 14%) et revendique désormais la direction du gouvernement.

Le mouvement populiste Mouvement 5 Etoiles (M5S), devenu le premier parti du pays avec un score de 32,6%, revendique aussi le pouvoir.

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