Le clivage « mondialistes-nationaux » traverse toute l’Europe, selon Marine Le Pen
"Le clivage mondialistes-nationaux est en train de traverser tous les pays" européens, a estimé mardi la présidente du Front...

Le clivage « mondialistes-nationaux » traverse toute l’Europe, selon Marine Le Pen

"Le clivage mondialistes-nationaux est en train de traverser tous les pays" européens, a estimé mardi la présidente du Front...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Le clivage mondialistes-nationaux est en train de traverser tous les pays" européens, a estimé mardi la présidente du Front national, Marine Le Pen, après des législatives en Italie où une coalition de partis de droite et d'extrême droite est arrivée en tête.

"D'élection en élection, dans quasiment tous les pays de l'Union européenne, on voit monter une contestation extrêmement forte à l'égard des politiques menées par l'Union européenne", a ajouté la dirigeante frontiste sur RTL.

"Et quelle est la réponse de l'Union européenne? +On continue, on va aller plus loin et on va réfléchir à comment est-ce qu'on peut contraindre les peuples pour les empêcher de voter contre nous+. Ça démontre un rejet du processus démocratique", a ajouté la finaliste de la présidentielle française en mai.

"Aujourd'hui le vrai débat, c'est est-ce qu'on souhaite être libre, souverain, et pouvoir mettre en place les protections que la nation peut offrir, ou est-ce qu'on bazarde tout cela dans un européisme échevelé, avec la libre circulation, le laisser faire, le laisser passer, le laisser aller", a détaillé la députée du Pas-de-Calais.

L'ex-chef du Parti démocrate italien (centre gauche) Matteo Renzi, grand perdant de ces élections, "c'est le (Emmanuel) Macron italien (...) un ultralibéral qui obéit aux injonctions de l'Union européenne", selon Mme Le Pen.

La patronne du FN, qui tient son congrès samedi et dimanche à Lille, s'est par ailleurs insurgée contre le qualificatif "d'extrême droite" utilisé à l'égard du FN et de son allié, la Ligue italienne. "Ce terme est utilisé volontairement, de manière péjorative, pour écarter en quelque sorte de la crédibilité de la vie politique un certain nombre de mouvements qui dérangent le système, qui dérangent l'Union européenne", a-t-elle estimé.

La coalition de droite en Italie est arrivée en tête avec 37% des voix. Mais en son sein, c'est la Ligue, formation eurosceptique et anti-immigration de Matteo Salvini, proche du FN, qui a largement devancé le parti de Silvio Berlusconi (17,4% contre 14%) et revendique désormais la direction du gouvernement.

Le mouvement populiste Mouvement 5 Etoiles (M5S), devenu le premier parti du pays avec un score de 32,6%, revendique aussi le pouvoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

Découvrez la nouvelle composition du Sénat, après la formation des groupes politiques
3min

Politique

Découvrez la nouvelle composition du Sénat, après la formation des groupes politiques

Les groupes politiques du Sénat ont présenté la liste de leurs nouveaux membres lundi soir, un peu plus d’une semaine après les élections sénatoriales. Les centristes deviennent la deuxième force politique du palais, après LR. Les Indépendants de Claude Malhuret (Horizons) reculent sensiblement, après plusieurs départs.

Le

Le clivage « mondialistes-nationaux » traverse toute l’Europe, selon Marine Le Pen
2min

Politique

Loi « casseurs-payeurs » : « Si les élèves doivent payer toute leur vie, ça me va », indique Edwige Diaz (RN)

Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la sénatrice RN, présidente du groupe Union nationale pour les territoires, Edwige Diaz a fustigé la « bordélisation » et ce qu’elle estime être une « récupération politique » de La France insoumise du mouvement lycéen. Elle s’est par ailleurs montrée très ferme sur le principe du « casseurs-payeurs » au cœur d’un projet de loi bientôt examiné au Sénat.

Le

FRANCE – MEETING URGENCE PALESTINE AND JEUNE GARDE
4min

Politique

« Aucune société ne peut se fâcher avec sa jeunesse » : devant les étudiants d’HEC, Jean-Luc Mélenchon apporte son soutien au mouvement lycéen 

Invité d’HEC dans le cadre d’un débat organisé par les étudiants de l’école, en partenariat avec Public Sénat, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le mouvement lycéen qui traverse actuellement la France. Dans le contexte du mouvement lycéen, le candidat à l’élection présidentielle dénonce « l’infâme système médiatique » qui veut se « débarrasser » de lui.

Le