Le 16e congrès du Front national a ouvert ses portes samedi à Lille avec la présence inattendue de l'ex conseiller de Donald Trump Steve Bannon,...
Le controversé Steve Bannon en vedette du congrès de « refondation » du FN
Le 16e congrès du Front national a ouvert ses portes samedi à Lille avec la présence inattendue de l'ex conseiller de Donald Trump Steve Bannon,...
Par Anne RENAUT
Temps de lecture :
5 min
Publié le
Mis à jour le
Le 16e congrès du Front national a ouvert ses portes samedi à Lille avec la présence inattendue de l'ex conseiller de Donald Trump Steve Bannon, qui va expliquer comment "la victoire est possible" pour le parti d'extrême droite, avant que Marine Le Pen ne propose dimanche un nouveau nom pour un parti devenu "adulte".
Steve Bannon, incarnation de la droite américaine la plus dure, qui a dirigé la campagne présidentielle de Donald Trump dans la dernière ligne droite avant de devenir son conseiller à la Maison Blanche, doit intervenir samedi en fin d'après-midi.
"Il va nous expliquer que la victoire est possible", a justifié Sébastien Chenu, porte-parole du FN, interrogé sur la venue de cette personnalité américaine influente et controversée, annoncée vendredi soir par le vice-président du parti Louis Aliot.
Marine Le Pen lors de l'ouverture du 16e congrès du Front national, le 10 mars 2018 à Lille
AFP
Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, le qualifiant de "roi des Fake news et des suprémacistes blancs", a estimé qu'avec M. Bannon le FN allait peut-être changer "de nom, mais pas de ligne politique".
C'est une visite "paradoxale" qui n'est "pas exactement la définition de la +dédiabolisation+" lancée depuis 2011, a commenté le cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen. L'ancien président du parti, exclu par sa fille pour ses propos polémiques sur la Shoah, a avoué sa "sympathie" pour M. Bannon lors d'une séance de dédicace de ses mémoires à Paris.
- Un parti 'adulte' -
Ce congrès doit parachever la refondation du FN engagée par Marine Le Pen depuis qu'elle en est devenue présidente en 2011, en vue des élections européennes l'an prochain où elle croit à une victoire des populistes comme en Italie.
"Le Front national est devenu adulte. (...) Il est passé d'un parti d'abord de protestation dans sa jeunesse, puis d'un parti d'opposition à un parti de gouvernement", a déclaré vendredi Mme Le Pen.
"Changer le nom, c'est une des manières de le faire savoir", a ajouté la finaliste de la présidentielle, battue par Emmanuel Macron après avoir engrangé un record de près de 11 millions de voix (33,9%) au second tour.
Le conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche, Steve Bannon, est l'invité surprise du congrès du FN à Lille. Photographié le 5 décembre 2017 à Fairhope, Alabama
GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
A l'entrée du Grand palais de Lille, Sarah Fert, enseignante de 26 ans venue de Rouen, pense qu'il faut "repartir sur d'autres bases". "On sort d'une grande période électorale, il est temps de refédérer" le parti.
Le changement de nom a été validé par une "courte majorité" de militants, a affirmé Mme Le Pen, qui proposera dimanche une nouvelle appellation avant de la soumettre à un vote des militants.
Mais Jean-Marie Le Pen met en doute ce résultat, et un cadre frontiste a dit avoir eu écho d'une "courte majorité +contre+ le principe d'un changement de nom".
Pour le responsable des jeunes au FN, Gaëtan Dussausaye, il faut "ravaler sa fierté" et changer de nom car "la marque FN est encore un blocage pour les électeurs".
- 'Trou d'air' -
"J'ai toujours préféré le mot nation au mot patrie", confie Marine Le Pen, qui trouve "ringard" le terme "patriotes", pris par son ancien conseiller Florian Philippot pour son propre parti. Elle ne veut plus de "front", trop "militaire".
Marine Le Pen, dont l'image s'est dégradée depuis la présidentielle selon de récents sondages, estime qu'il n'y a "rien d'étonnant" à subir "un trou d'air" après sept années "d'expansion" pour son parti.
Après son débat "raté" entre les deux tours face à Emmanuel Macron, certains militants se demandent si elle a encore la capacité à diriger le parti.
Elle-même instille le doute, jurant qu'elle "n'a pas terminé (son) travail" mais qu'elle ne va pas "s'éterniser" à son poste et qu'elle est prête à le céder à un successeur "mieux placé".
Depuis la présidentielle, elle a subi deux grandes défections: sur sa gauche, celle du souverainiste Florian Philippot, qui fustige un congrès "de liquidation", et sur sa droite, la mise en retrait de sa nièce Marion Maréchal-Le Pen.
Marine Le Pen et sa nièce Marion Marechal-Le Pen en février 2010 à Paris
AFP
Très appréciée dans le parti, l'ex-députée a fait un retour remarqué devant les ultra-conservateurs américains le mois dernier, mais n'est pas attendue à Lille. Steve Bannon l'a qualifiée en 2016 de "nouvelle étoile montante" de l'extrême droite.
Marine Le Pen a aussi essuyé des coups de son père, qui conteste sa ligne. Mais ce dernier a renoncé à un dernier coup d'éclat et n'ira pas au congrès --une première pour lui--, où il sera déchu de sa présidence d'honneur.
La ville de Bourg-en-Bresse est sous le feu des projecteurs, car il y a dans la préfecture de l’Ain une liste qui se réclame de l’union des droites. A sa tête un candidat zemmouriste, soutenu par des élus locaux LR. Avec un objectif, faire tomber le maire socialiste de la ville.
Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.
Le Premier ministre espère toujours parvenir à un compromis avec les principales forces politiques sur le budget. Il a présenté ce vendredi 16 janvier les mesures clefs d’une nouvelle version du projet de loi de finances, issues de ses échanges avec les forces du bloc central et une partie des oppositions.
Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.