"Bonne chose" pour les uns, "aucun intérêt" pour les autres: les vacances d'Emmanuel et Brigitte Macron dans le très huppé quartier du Roucas...
Le couple Macron à Marseille: des habitants entre étonnement et indifférence
"Bonne chose" pour les uns, "aucun intérêt" pour les autres: les vacances d'Emmanuel et Brigitte Macron dans le très huppé quartier du Roucas...
Par Alexandra DEL PERAL
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Publié le
"Bonne chose" pour les uns, "aucun intérêt" pour les autres: les vacances d'Emmanuel et Brigitte Macron dans le très huppé quartier du Roucas-Blanc à Marseille sont diversement accueillies par les habitants, dont certains s'étonnent du choix du lieu de villégiature présidentiel.
"Qu'il soit à Marseille ou ailleurs, ça ne fait aucune différence. Ca ne va rien changer à notre vie quotidienne!", s'agace Jean-Pierre, la soixantaine, attablé à un café dans le quartier du Roucas-Blanc, dans le 7ème arrondissement de la ville.
En plein jogging, Germain, retraité et habitant du quartier depuis "près d'un quart de siècle", est indifférent lui aussi à la présence du couple présidentiel: "cela ne va rien changer pour la ville! Il n'est pas là pour faire des propositions, il va rester quelques jours puis repartir. Cela n'a aucun intérêt!", dit-il dans un souffle avant de repartir.
Mais Julie, qui habite dans le quartier depuis 22 ans, estime que la venue du chef de l'Etat et de son épouse peut être une bonne chose pour la cité phocéenne: "je pense que c'est plutôt positif pour l'image de la ville, ça montre que Marseille peut être une vraie destination estivale au même titre que d'autres villes de la Côte-d'Azur", lance-t-elle.
Un lieu de vacances qui surprend Abdellatif, chauffeur Uber et habitué du quartier: "Le président est vraiment à Marseille?" se demande-t-il à voix haute. "Mais que fait-il ici?", s'étonne-t-il.
Vue de l'entrée du parc Talabot dans le quartier du Roucas-Blanc, à Marseille, le 14 août 2017
AFP
L'Elysée, qui n'a pas confirmé l'information, faisant planer le doute sur la destination de vacances du couple présidentiel, fait simplement savoir que le président passe ses vacances "en France" et reste "mobilisable à tout moment".
- Villas luxuriantes -
Selon le quotidien La Provence, le couple présidentiel logerait dans la villa du préfet de région, située dans le parc Talabot, un parc de plusieurs hectares connu pour ses splendides villas et desservi par plusieurs petites rues réglementées.
Car l'accès au parc est gardé - en permanence - par des vigiles privés. Grilles métalliques imposantes, impossible d'entrer sans y avoir été invité. Plusieurs camions de police stationnent également sur l'avenue bordant le parc.
Quartier huppé et hautement résidentiel, le Roucas-Blanc est presque exclusivement composé de luxuriantes résidences fermées qui font face à la mer et à la basilique Notre-Dame-de-la-Garde.
Vue des demeures du parc Talabot dans le quartier du Roucas-Blanc, à Marseille, le 14 août 2017
AFP
Un "quartier-village", comme aiment le définir les habitants, qui a toujours été plébiscité par la "bourgeoisie locale" pour son éloignement du tumulte du centre-ville et sa proximité avec la mer.
Situé dans la partie Sud de la ville, il fait partie des quartiers les plus riches de Marseille. Un décor qui tranche avec la partie Nord, rongée par le chômage et la précarité.
Le député REM des quartiers Nord, Saïd Ahamada, a d'ailleurs profité de l'occasion pour inviter le président à se rendre dans ces quartiers: "Bienvenue au président Macron! Qu'il n'hésite pas à visiter le nord de la ville qui recèle lui aussi de très beaux lieux a découvrir", a-t-il tweeté dimanche.
Un avis partagé par José, restaurateur dans le quartier: "Je trouve ça bien qu'il vienne à Marseille mais peut-être qu'il aurait pu loger dans un quartier moins fermé et plus accessible", dit-il timidement, avant de déclarer: "c'est quand même très haut de gamme comme lieu de villégiature!".
Invité de la matinale de Public Sénat, le député européen Bernard Guetta (Renew) a évoqué la situation au Moyen-Orient après les frappes contre des infrastructures énergétiques. Par ailleurs, le député européen détaille les perspectives de sortie du conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël.
Alors que le PS a dû multiplier localement les alliances avec LFI pour espérer conserver ses villes, les socialistes récusent l’idée d’une poussée insoumise, soulignant que le PS restera « la première force de gauche » au niveau local. En même temps, le PS assume les fusions avec les listes LFI. Une stratégie que les opposants à la direction d’Olivier Faure jugent « illisible ».
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.