Le « cri d’alarme » au PS de l’ancien bras droit d’Hollande
Christophe Pierrel, ancien chef adjoint du cabinet de François Hollande, était hier soir l’invité d’On va plus loin, sur Public Sénat. L’auteur d’un livre sur le vote FN a voulu comprendre  la  « colère » qui s’est exprimée dans les urnes à la présidentielle et admet « l’échec » de la gauche sur le plan de la « bataille des idées ».

Le « cri d’alarme » au PS de l’ancien bras droit d’Hollande

Christophe Pierrel, ancien chef adjoint du cabinet de François Hollande, était hier soir l’invité d’On va plus loin, sur Public Sénat. L’auteur d’un livre sur le vote FN a voulu comprendre  la  « colère » qui s’est exprimée dans les urnes à la présidentielle et admet « l’échec » de la gauche sur le plan de la « bataille des idées ».
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il faut entendre les électeurs FN car quand ils s’expriment, ils s’expriment dans les urnes », avertit Christophe Pierrel. Dans son livre « Ils votent Marine et ils vous emmerdent », l’ancien chef adjoint du cabinet de François Hollande a cherché à « comprendre » la « catastrophe » qui s’est produite au second tour de l’élection présidentielle. « On avait le choix entre la technocratie et le populisme », regrette-t-il. Et d’ajouter : « C’est d’une tristesse absolue pour tous les partis politiques, pour toutes les femmes et les hommes politiques qui s’engagent. »

« Un cri d’alarme à (son) parti »

Avec ce livre, Christophe Pierrel dit vouloir lancer une « forme de cri d’alarme à (son) parti », qui a « perdu une bataille importante, celle des idées ». Pour autant, il assure que la gauche a été « bon gestionnaire » lorsqu’elle était au pouvoir : « On a bien géré le pays pendant cinq ans, le pays ne va pas si mal. »

 « Socialiste » dans l’âme, il regrette toutefois que « ce ne soit pas la gauche qui fut présente auprès des ouvriers de Whirlpool, mais le Front National » : « C’est un parti d’extrême droite qui a accompagné la lutte ouvrière », s’offusque-t-il avant d’admettre que « la gauche a échoué ». Il appelle son parti à reprendre « la bataille des valeurs » pour redonner un sens au socialisme. « Moi qui suis socialiste, je me pose la question de savoir à quoi sert le socialisme », admet Christophe Pierrel.

L’auteur d’ « Ils votent Marine et ils vous emmerdent » n’est pas opposé à une refondation du parti car « il n’est pas attaché à la structure du socialisme ». « Le leader, le nom de parti, ce sont des choses futiles dont tout le monde se moque », ajoute-t-il.

Dans son mea culpa, Christophe Pierrel reconnaît un autre échec, celui de la victoire d’Emmanuel Macron : « C’est la victoire de la technocratie sur le politique. C’est notre échec. » Des échecs qui n’entament pas son optimisme quant à l’avenir de la gauche qui, selon lui, « n’est pas morte ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le

Logo du Parti socialiste illustration
4min

Politique

Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.

Le