Le départ de Collomb, « pas une crise politique » selon Macron
La démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ne s'apparente en rien à "une crise politique", a déclaré mercredi...

Le départ de Collomb, « pas une crise politique » selon Macron

La démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ne s'apparente en rien à "une crise politique", a déclaré mercredi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ne s'apparente en rien à "une crise politique", a déclaré mercredi Emmanuel Macron durant le Conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement.

"Rien de ce qui se passe depuis 48 heures ne s'apparente à une crise politique. L'État fonctionne (...), le gouvernement est parfaitement à sa tâche", a déclaré le chef de l'État selon Benjamin Griveaux.

Le porte-parole a précisé que la nomination d'un nouveau ministre de l'Intérieur était "une affaire de quelques jours".

"Comme le prévoit la Constitution, le Premier ministre formulera des propositions" au chef de l'État, a déclaré M. Griveaux, pour qui d'ici là l'intérim assuré par Édouard Philippe est "parfaitement tenable". "Inutile d'effrayer nos concitoyens", a-t-il précisé, interrogé sur la sécurité des Français.

Le porte-parole a refusé d'indiquer si ce remaniement allait être plus large qu'un simple remplacement poste par poste.

Devant les ministres, Emmanuel Macron a estimé que cette démission était "un choix qui appartenait à Gérard Collomb". "Depuis la fin de l'été, il s'était tourné vers Lyon et vers les Lyonnais, et ce faisant il s'était placé lui-même dans la position de démissionner", a-t-il ajouté, cité par le porte-parole.

Le chef de l'État a appelé les ministres à être "pleinement concentrés" sur leur tache.

Gérard Collomb a quitté son poste juste avant le Conseil des ministres au cours d'une rapide passation de pouvoir avec le Premier ministre Édouard Philippe, qui assure l'intérim au ministère de l'Intérieur en attendant la nomination d'un successeur.

"Chacun aurait préféré que les choses se passent différemment", a reconnu M. Griveaux, en précisant que la vie politique n'était "pas un long fleuve tranquille".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le