Le député PS Caresche apporte son soutien à Macron
Christophe Caresche, député PS de Paris et chef de file des réformateurs, apporte son soutien à Emmanuel Macron à l'élection...

Le député PS Caresche apporte son soutien à Macron

Christophe Caresche, député PS de Paris et chef de file des réformateurs, apporte son soutien à Emmanuel Macron à l'élection...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Christophe Caresche, député PS de Paris et chef de file des réformateurs, apporte son soutien à Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, dans une interview au Journal du dimanche.

M. Caresche reproche au candidat socialiste, Benoît Hamon, de "constituer une sorte de Podemos ou de Labour version Corbyn, à la française". "Mais ce faisant, il amène le PS à se radicaliser, à se déporter vers une gauche +mouvementiste + et protestataire, qui ne sera pas en capacité d’assumer les responsabilités du pouvoir", déplore-t-il.

Il fustige notamment l'accord conclu par le candidat socialiste avec les écologistes, qui constitue selon lui "une rupture avec l'orientation du PS" sur le nucléaire, Notre-Dame-des-Landes ou encore les institutions.

"À titre personnel, ma décision est prise : le moment est venu de soutenir Emmanuel Macron", annonce M. Caresche. Selon lui, l'ancien ministre "offre la possibilité de créer une nouvelle force, cohérente" et "rassemble déjà des responsables issus de formations politiques opposées mais qui, au fond, pensent la même chose : il faut relancer l’Europe et faire du redressement économique une priorité".

Interrogé par France 3 sur la décision de M. Caresche, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a jugé que "c'est une mauvaise chose pour lui-même et la candidate qu'il soutient dans son arrondissement, Myriam El Khomri", pour les législatives: "il l'affaiblit". "C'est une mauvaise chose pour le Parti socialiste, évidemment", a-t-il ajouté.

Et "je suis pas sûr que ce soit une bonne chose pour Emmanuel Macron" car "il a décidé de gagner au centre droit, il n'a pas envie, pas besoin que la gauche vienne faire une OPA sur sa candidature, ça ferait fuir ses électeurs", a taclé M. Cambadélis.

Selon M. Caresche, "c’est une décision qui n’est pas facile à prendre: je dois tout au PS, à commencer par ma carrière politique. Mais il faut prendre acte aujourd’hui du fait que nos chemins se séparent". Il n'est pas candidat à un nouveau mandat aux législatives de juin.

"Pour un homme de gauche, Emmanuel Macron est la seule solution permettant de contrer efficacement Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle", fait-il également valoir.

Sera-t-il suivi par d'autres élus "réformateurs" du PS? "La décision n’est pas prise, mais la réflexion devrait s’accélérer. Cette sensibilité a vocation à se retrouver dans la démarche d'Emmanuel Macron", prévient M. Caresche.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le