Le documentaire « La cravate » explore le parcours d’un militant FN
Le documentaire "La cravate", qui sort ce mercredi en salles, explore le parcours d'un jeune militant du Front national (devenu...

Le documentaire « La cravate » explore le parcours d’un militant FN

Le documentaire "La cravate", qui sort ce mercredi en salles, explore le parcours d'un jeune militant du Front national (devenu...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le documentaire "La cravate", qui sort ce mercredi en salles, explore le parcours d'un jeune militant du Front national (devenu en 2018 Rassemblement national) pendant la dernière présidentielle, confronté à son passé en même temps qu’à la stratégie de "dédiabolisation" du parti.

"L'idée de la patrie a toujours été quelque chose de fort", mais "heureusement qu'il y a eu des changements" au FN, fait valoir Bastien Régnier, 20 ans, en distribuant des tracts sur un marché de la Somme en 2016.

Originaire de l'Oise voisine, il a été remercié par un premier employeur qui avait appris son engagement politique. Bastien se reconvertit alors dans les compétitions de laser game, en créant sa propre association.

Pendant la campagne présidentielle, il se fait remarquer par Florian Philippot, bras droit à l'époque de Marine Le Pen, en lançant une chaîne YouTube qui participe à la "dédiabolisation" d'un parti longtemps accusé de racisme et d'antisémitisme.

Lors d'une soirée bien arrosée, un de ses amis lui demande du coup s'il peut être embauché au FN même s'il n'a pas les mêmes idées. "Euh non", lui répond Bastien. "T'es patriote ? T'aimes pas les noirs ? Allez on t'embauche", ajoute-t-il en riant fort.

Bastien déchante quand les militants s'entredéchirent pour des postes aux législatives. "Tu te rends compte que la politique c'est comme (on) en parle, c'est tous des pourris", confie-t-il en relisant le script du film, dans une forme de mise en abîme de son histoire.

Le jeune militant surtout venu au FN pour fuir un passé violent, qu'il cache dans un premier temps aux réalisateurs Etienne Chaillou et Mathias Théry, avant de tout révéler.

Quand il découvre les discours de Marine Le Pen, tout soudain lui parle et il sort de cette période "morbide". Il déménage alors opportunément dans la Somme pour ses études.

Mais il tait son engagement politique à ses parents et à son ancien cercle. Tout comme il cache son passé au parti qui, en quête de réhabilitation, ne pouvait pas promouvoir un militant comme lui, même si le responsable départemental du FN connaissait son histoire.

Après l'échec de Marine Le Pen à la présidentielle, il est "un peu déçu" mais déterminé à continuer à militer. Cette fois chez les Patriotes de Florian Philippot.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Le documentaire « La cravate » explore le parcours d’un militant FN
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le