Le FN mise sur les ralliements prochains de Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France, et du député LR Henri Guaino, ont annoncé mardi Louis Aliot et Gilbert Collard.
M. de Villiers "a donné des signes de sympathie par rapport à Marine et par rapport à la campagne présidentielle qu'elle mène", a répondu M. Aliot, député européen FN, interrogé sur LCI. "Il fait partie de la famille souverainiste. Je souhaite qu'il apporte son soutien à Marine Le Pen", a-t-il dit.
L'ancien président du Conseil général de Vendée viendra "peut être même à un meeting", a ajouté Louis Aliot. "Ce serait un signe important de la part d'un homme politique qui a été ministre", a-t-il ajouté.
Gilbert Collard, député FN du Gard a dit sur Radio Classique qu'il y avait "des signes avant-coureur de sa venue".
"C'est un homme engagé. Quand il prend une position, en général il ne fait pas dans la mollesse", a déclaré le secrétaire général du Rassemblement bleu Marine, ajoutant qu'il avait "beaucoup d'estime pour M. de Villiers".
Henri Guaino, député LR et candidat à l'élection présidentielle, le 7 février 2017
AFP/Archives
L'avocat a aussi évoqué l'hypothèse d'un rapprochement avec Henri Guaino, député Les Républicains des Yvelines, qui a échoué à rassembler 500 signatures pour l'élection présidentielle. Il a évoqué les "excellents contacts" qu'il entretient avec lui.
"Je lui parle souvent, on se voit souvent et je serais très très honoré qu'il nous rejoigne", a-t-il dit. "Mais est-ce qu'il aura l'iconoclastie de le faire? La question se pose parce qu’il faut quand même un certain courage politique pour afficher ce qu'on pense", a dit M. Collard.
"Je pense que ça va venir parce qu'il est en train de se rendre compte que du côté de ses amis, il n'y a que des ennemis", a affirmé le député du Gard.
Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.
La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.
Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.
L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.