Le FN perd l’eurodéputé et économiste Bernard Monot
L'eurodéputé et économiste du FN Bernard Monot a quitté mardi le groupe du FN au Parlement européen et pourrait bientôt quitter...

Le FN perd l’eurodéputé et économiste Bernard Monot

L'eurodéputé et économiste du FN Bernard Monot a quitté mardi le groupe du FN au Parlement européen et pourrait bientôt quitter...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'eurodéputé et économiste du FN Bernard Monot a quitté mardi le groupe du FN au Parlement européen et pourrait bientôt quitter le parti, a-t-on appris mardi soir de sources concordantes, confirmant une information du quotidien L'Opinion.

Joint par l'AFP, l'eurodéputé élu en 2014 a indiqué faire toujours partie du FN mais que "les choses allaient évoluer dans les prochains jours".

Au Parlement européen, Bernard Monot a rejoint le groupe souverainiste ELDD, auquel appartient depuis l'automne l'ex bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, avec lequel il n'entretient pas de bonnes relations.

M. Monot a expliqué qu'il était au groupe ENL (Europe des nations et des libertés) en "désaccord sur la méthode" et affirmé que "l'influence française avait diminué au sein du groupe depuis le départ de Marine Le Pen", élue député du Pas-de-Calais en juin 2017.

Cheville ouvrière du programme économique du FN pour la présidentielle, M. Monot s'était présenté en septembre à la co-présidence du groupe ENL -- dont le FN fait partie-- mais n'avait obtenu que 3 voix. Il n'avait pas non plus été renommé au bureau national lors du congrès de mars.

Selon le délégué national du FN chargé des ressources Jean-Lin Lacapelle, M. Monot a suivi une "stratégie erratique sur le plan économique, pour l'euro puis contre, puis pour" et manifestait un "ego démesuré".

Le FN ne fait plus de la sortie de l'euro une priorité depuis la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle. Pendant la campagne, le parti défendait un départ de la monnaie unique.

Le FN ne compte donc plus que 16 députés sous son étiquette dans le groupe ENL qui en compte 36, et un député FN non inscrit, soit 17 élus, Bruno Gollnisch. Le cofondateur du FN et eurodéputé Jean-Marie Le Pen, exclu du FN, est aussi non inscrit.

Les représentants du FPÖ autrichien, de la Ligue italienne ou du Parti pour la liberté (PVV) néerlandais sont membres du groupe ENL, le plus petit du Parlement européen.

Aux élections européennes de 2014, le FN avait obtenu 24 sièges, mais cinq autres députés ont quitté le parti, dont trois (Mireille d'Ornano, Sophie Montel et Florian Philippot) sous la bannière des Patriotes, rattachée désormais au groupe ELDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe).

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Le FN perd l’eurodéputé et économiste Bernard Monot
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le