Le FN soutient les cheminots mais « réservé » sur « l’intermittence » des grèves
Le Front national a apporté son soutien mardi aux cheminots en grève, au nom du "maintien d'un service public" ferroviaire, mais...

Le FN soutient les cheminots mais « réservé » sur « l’intermittence » des grèves

Le Front national a apporté son soutien mardi aux cheminots en grève, au nom du "maintien d'un service public" ferroviaire, mais...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Front national a apporté son soutien mardi aux cheminots en grève, au nom du "maintien d'un service public" ferroviaire, mais a émis des "réserves" sur un mouvement social "par intermittence" de deux jours sur cinq pendant trois mois.

Le FN "partage la volonté des cheminots de maintenir le statut de la SNCF, service public, avec l'ambition d'en faire un outil plus efficace, mieux géré, modernisé", écrit le parti d'extrême droite dans un communiqué.

La formation politique se dit toutefois "réservée sur la grève +par intermittence+ utilisée par les syndicats, dont les répercussions pour les usagers sont d'ores et déjà très lourdes".

"Plutôt que de faire subir de lourdes nuisances aux usagers, les cheminots devraient s'attaquer aux vrais coupables: la commission européenne, ainsi que l'ensemble de la classe politique, qui ont voté l'ouverture à la concurrence du rail", estime le FN.

Le FN note à nouveau qu'il est "paradoxal de constater que des syndicats ayant appelé à voter pour (Emmanuel) Macron condamnent aujourd'hui une politique de libéralisation du service public, pourtant explicitement annoncée dans le programme du candidat".

Le parti présidé par Marine Le Pen réclame "le maintien d'un service public du train en refusant d'appliquer les injonctions de Bruxelles poussant à terme à la privatisation", et une "meilleure gestion des investissements en modernisant par exemple les lignes secondaires".

Dans un tweet, la finaliste à la présidentielle affirme qu'au lieu de "se lancer dans des réformes brutales", le gouvernement aurait "dû commencer par changer la gouvernance et le mode de management de la SNCF".

Dans un autre communiqué, le FN dénonce un projet d'"écotaxe" sur les transporteurs routiers pour financer les infrastructures routières, qui serait un "coup de massue porté à une profession déjà éreintée par une concurrence sauvage en provenance d'Europe de l'est". Cette taxe ne peut s'appliquer qu'aux "seuls camions étrangers", selon le FN, qui prône une "nationalisation" des sociétés d'autoroutes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le FN soutient les cheminots mais « réservé » sur « l’intermittence » des grèves
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le