Le gouvernement Cazeneuve obtient une large confiance de l’Assemblée
Le nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve a obtenu mardi la confiance de l'Assemblée nationale pour son bref mandat à...

Le gouvernement Cazeneuve obtient une large confiance de l’Assemblée

Le nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve a obtenu mardi la confiance de l'Assemblée nationale pour son bref mandat à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve a obtenu mardi la confiance de l'Assemblée nationale pour son bref mandat à Matignon, plus large que celle accordée en septembre 2014 au second gouvernement de Manuel Valls et proche de celle du premier.

Le troisième chef du gouvernement du quinquennat a recueilli 305 voix contre 239, avec 10 abstentions, selon les résultats proclamés au "perchoir" par le président Claude Bartolone (PS), à l'issue d'un vote d'une demi-heure dans les salons voisins de l'hémicycle après plus de deux heures de débat.

Elément notable au sein du groupe des socialistes et écologistes "réformistes", où 282 députés ont accordé leur confiance, il y a eu une seule abstention, celle de la "frondeuse" Barbara Romagnan.

Par avance, les socialistes "frondeurs" avaient fait savoir qu'ils apporteraient un "vote d'approbation" ne valant cependant pas "acceptation des choix qui ont divisé la gauche et le pays". Devant quelques journalistes, leur chef de file Christian Paul avait salué en Bernard Cazeneuve "un homme de dialogue" et un "Premier ministre de gauche, qui ne s'égare pas dans des croisades identitaires", dans une critique de Manuel Valls.

A une exception ultramarine près, les élus du groupe à dominante PRG ont voté la confiance, tout comme l'ex-socialiste Thomas Thévenoud ou l'ex-écologiste Denis Baupin, là où 12 des 15 membres du groupe principalement Front de Gauche l'ont rejetée.

Sept écologistes critiques de la ligne gouvernementale et l'ex-socialiste Philippe Nogues, désormais non inscrits, se sont abstenus.

Comme attendu, la quasi totalité des groupes LR (194 sur 199) et UDI (24 sur 27) ont voté contre, ainsi que les deux députés FN Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, ou encore le centriste Jean Lassalle.

En septembre 2014, Manuel Valls avait recueilli 269 pour, 244 contre et 53 abstentions, majorité nettement inférieure aux 306 voix pour son premier gouvernement en avril, 239 contre et 26 abstentions.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le