« Le gouvernement fait l’amalgame entre les black blocs et La France Insoumise », selon Christophe Bourseiller
Alors que les mouvements sociaux semblaient perdre de l’ampleur depuis la promulgation de la loi contre la réforme des retraites, le 1er mai a été marqué par une mobilisation historique des Français. La CGT a recensé plus de deux millions de manifestants à travers l’Hexagone. Mais si la fête du Travail a été l’occasion pour le peuple d’exprimer pacifiquement son ras-le-bol, elle a également été ternie par de nombreux débordements et violences.
Si la plupart des manifestations se sont tenues dans le calme, les black blocs sont venus gâcher la fête : incendies, jets de pavés, affrontements avec les forces de l’ordre, plus de 400 policiers et gendarmes ont été blessés et plusieurs centaines d’individus ont été placés en garde à vue. Des arrestations qui pour autant ne débouchent que très rarement sur des poursuites pénales : d’après le parquet de Paris, sur les centaines de personnes placées en garde à vue, les trois quarts ont été relâchées. Interrogé sur le plateau d’ « Et Maintenant ! », l’écrivain et historien Christophe Bourseiller considère que les violences dans les cortèges relèvent d’une organisation quasi paramilitaire, qui agit groupée et obéit à des chefs.
Depuis les années 2010 on est face à des ligues paramilitaires […] il y a une évolution qui va de pair avec une hiérarchisation
406 policiers et gendarmes blessés
Alors que la gauche accuse le gouvernement de jouer l’escalade sécuritaire, la droite fustige l’extrême gauche, qui chercherait, selon elle, à multiplier les invectives dans le but de soulever le peuple contre la République. Interrogé sur ces questions, notre invité Christophe Bourseiller souligne là une erreur d’appréciation de la part du gouvernement qui selon lui « fait l’amalgame entre les black blocs et la France insoumise ».
Violences : A qui la faute ?
Pour ces prises de parole virulentes à l’encontre du pouvoir, Jean-Luc Mélenchon est régulièrement pointé du doigt par l’exécutif comme étant responsable de l’escalade de la violence, mais pour Christophe Bourseiller « Jean-Luc Mélenchon n’a jamais appelé à s’en prendre à la police ».
Les black blocs et la France insoumise sont deux choses complétement différentes
Une violence envers l’autorité qui inquiète et qui interroge par son changement de nature et de forme, mais qui n’empêche pas l’intersyndicale et la Nupes de demander aux Français de poursuivre le combat. Appel à manifester le 6 juin, perturbation pour la fête nationale le 14 juillet, boycott et menace sur les JO de Paris 2024, l’opposition fait savoir qu’elle ne lâchera rien et que c’est par la rue qu’elle pourra se faire entendre.
Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Leur désignation repose sur un suffrage universel indirect exercé par près de 162 000 grands électeurs, majoritairement issus des conseils municipaux. Un mécanisme central de la représentation des territoires, souvent méconnu du grand public.
Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.
Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.
L’Assemblée nationale pourrait mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur les violences qui ont émaillé les dernières manifestations en France. Invitée de Public Sénat et LCP, la députée Renaissance Violette Spillebout répond aux critiques de la gauche, qui reproche à la majorité de laisser de côté les violences policières.