Dépenses de santé : Olivier Véran annonce au Sénat, une rallonge de 1,7 milliard d’euros
Le ministre de la Santé Olivier Véran, en ouverture de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022, a annoncé le dépôt d’un amendement qui augmente les moyens des hôpitaux. L’essentiel concerne des surcoûts liés à l’épidémie de covid-19 en 2021.

Dépenses de santé : Olivier Véran annonce au Sénat, une rallonge de 1,7 milliard d’euros

Le ministre de la Santé Olivier Véran, en ouverture de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022, a annoncé le dépôt d’un amendement qui augmente les moyens des hôpitaux. L’essentiel concerne des surcoûts liés à l’épidémie de covid-19 en 2021.
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Le Sénat a donné le coup d’envoi ce lundi 8 novembre à une semaine d’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022. Comme pour le budget général de l’Etat (projet de loi de finances), ce budget pesant 500 milliards d’euros va lui aussi évoluer en séance.

Lors de la discussion générale, qui précède l’examen des articles, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé devant les sénateurs une rallonge de 1,7 milliard d’euros pour l’Assurance maladie en 2021, notamment pour l’hôpital. « Je n’esquive pas, je n’élude pas les difficultés et même le malaise que peut traverser l’hôpital. Dans le même esprit qui a animé le Ségur de la santé, le gouvernement a déposé un amendement qui relèvera de près de 1,7 milliard d’euros l’Ondam 2021, notamment hospitalier, pour garantir la prise en charge de l’intégralité des coûts induits par le covid-19 », a-t-il annoncé.

L’amendement en question va porter l’Ondam (l’Objectif national des dépenses d’Assurance maladie), à 238,8 milliards d’euros en 2021. Dans le détail, cette rallonge permettra de financer « 1,1 milliard d’euros supplémentaires de compensation des surcoûts liés à l’épidémie de covid-19 aux acteurs du système de santé dont 0,8 milliard d’euros aux établissements de santé (surcoûts covid, tests de dépistage, campagne de vaccination), 0,2 milliard d’euros aux EHPAD et 0,1 milliard d’euros par l’intermédiaire d’un abondement du fonds d’intervention régional ».

Le déficit de la Sécu se réduit par rapport aux anticipations, et avoisine 20 milliards d’euros pour 2022

Dans ce deuxième PLFSS depuis le déclenchement de la pandémie du coronavirus, et à l’heure où le malaise des soignants reste profond, Olivier Véran a promis qu’ « aucune économie ne sera faite sur le dos de l’hôpital public ».

Le niveau des dépenses de santé sera régalement relevé de 0,5 milliard d’euros en 2022, a annoncé le ministre chargé des Comptes publics, qui s’exprimait juste après le ministre des Solidarités et de la Santé. Olivier Dussopt a par ailleurs annoncé que le gouvernement allait déposer des amendements pour tenir compte « de la révision des hypothèses macroéconomiques », comme l’augmentation du niveau de l’activité.

Selon lui, le déficit du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse serait réduit de 1,2 milliard en 2022, par rapport aux prévisions initiales, pour atteindre 20,4 milliards d’euros. « Soyons clairs ce n’est pas la fin de la crise évidemment […] mais la dynamique est clairement celle d’un début de sortie de crise », a néanmoins prévenu Olivier Véran.

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