Le grand débat national « sera opérationnel au 15 janvier », assure Jouanno
La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, qui s'est retirée mardi du "grand débat...

Le grand débat national « sera opérationnel au 15 janvier », assure Jouanno

La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, qui s'est retirée mardi du "grand débat...
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La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, qui s'est retirée mardi du "grand débat national" qu'elle devait piloter après la polémique suscitée par son salaire a assuré mercredi qu'il serait, comme prévu, "opérationnel au 15 janvier".

"On met en place toute l'organisation, on a mis en place toute la méthode, et il sera opérationnel au 15 janvier, ça c'est prêt", a déclaré sur France Inter l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, en précisant qu'il "appartient au gouvernement de trouver maintenant les bons pilotes de ce débat national".

"Mme Jouanno a réussi à faire tout le travail préparatoire d'organisation du grand débat, elle a permis que ce grand débat souhaité par le président de la République se tienne dans de bonnes conditions et son retrait, en tout cas c'est ce qu'elle pense, permettra plus de sérénité", a commenté la porte-parole des députés LREM Aurore Bergé sur France 2.

"Le gouvernement prend acte de la décision de Chantal Jouanno et proposera à l'issue du séminaire gouvernemental (mercredi, Ndlr) une organisation et un mode de pilotage du +Grand débat national+ qui présenteront des garanties équivalentes en termes d’indépendance et de neutralité", a réagi mardi auprès de l'AFP Matignon.

"Ce débat porte quand même fondamentalement sur la question du pouvoir d'achat et de la justice sociale et l'ensemble de ces rémunérations (des présidents d'autorités indépendantes) sont considérées par nombre de personnes qui se sont exprimées comme injustes, donc comment voulez-vous piloter un débat et en même temps incarner ou porter ce sentiment d'injustice?", a expliqué Mme Jouanno pour justifier son retrait après la polémique sur son salaire (14.666 euros bruts mensuels).

Mme Jouanno a également réitéré son désaccord avec des membres du gouvernement, comme Marlène Schiappa ou Benjamin Griveaux, sur le périmètre du débat. Selon elle, "c'est une méconnaissance du débat public que de considérer que les personnes vont ne pas pouvoir porter les sujets qu'elles souhaitent porter sur la table", comme par exemple le mariage pour tous.

Elle trouverait aussi "très intéressant" d'en savoir plus sur les révélations sur son salaire car "quand on attaque sur ce terrain, c'est très clairement pour porter atteinte au débat public", accuse-t-elle.

"Vous n'imaginez pas combien de fois la Commission a été attaquée en essayant de la bâillonner, en essayant de porter atteinte à son indépendance et c'est très clairement l'objectif de cette polémique in fine, c'est de dire : tiens, on va peut-être en profiter pour supprimer cette commission qui dérange", a-t-elle dénoncé.

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