Le groupe de l’ex-FN au Parlement européen doit rembourser plus de 500.000 euros
Le Parlement européen a exigé lundi du groupe des eurodéputés du Rassemblement National (RN, ex-FN) le remboursement de plus de 500.000 euros de...

Le groupe de l’ex-FN au Parlement européen doit rembourser plus de 500.000 euros

Le Parlement européen a exigé lundi du groupe des eurodéputés du Rassemblement National (RN, ex-FN) le remboursement de plus de 500.000 euros de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parlement européen a exigé lundi du groupe des eurodéputés du Rassemblement National (RN, ex-FN) le remboursement de plus de 500.000 euros de frais injustifiés, dont des bouteilles de champagne et des dîners luxueux.

La décision a été prise lundi en fin d'après-midi avec le soutien unanime du Bureau du Parlement européen, un organe de direction de l'institution chargé notamment de valider les comptes des différents groupes politiques, a-t-on appris de source parlementaire.

Un audit mené sur les dépenses de fonctionnement en 2016 du groupe ENL (Europe des nations et des libertés, ndlr) avait relevé pour 477.780 euros de dépenses considérées comme inéligibles; soit par manque de justificatifs adéquats, soit parce qu'elles "enfreignaient le principe de bonne gestion financière" ou "les règles relatives aux marchés publics".

Pour l'année 2017, 66.427 euros de dépenses inéligibles ont également été relevées.

Parmi les dépenses listées dans le rapport d'audit pour 2016 que l'AFP a pu consulter, figurent une centaine de cadeaux de Noël à plus de 100 euros et quelque 230 bouteilles de champagne dont six à plus de 81 euros, et un repas de Noël pour 140 personnes pour une facture de plus de 13.500 euros.

S'y trouvent également un repas avec des "industriels" au restaurant gastronomique parisien L'Ambroisie, à 449 euros par personne et un autre organisé pour des raisons de "diplomatie" chez Ledoyen près des Champs-Élysées pour deux personnes, à 401 euros par personne.

Le Canard Enchaîné avait affirmé que ce dernier repas rassemblait le dirigeant italien de la Ligue (extrême droite), désormais ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, et la présidente du RN Marine Le Pen. Cette dernière, qui a quitté le Parlement européen pour l'Assemblée nationale en 2017, l'a démenti.

Outre des eurodéputés sous l'étiquette RN, qui en compose presque la moitié, le groupe ENL rassemble aussi des membres du FPÖ autrichien, de la Ligue italienne ou du Parti pour la liberté (PVV) néerlandais.

La plus large part des frais de bouche non justifiés reprochés au groupe sont le fait d'eurodéputés RN.

Fin mai, le Bureau du Parlement européen, qui est composé notamment de son président, l'Italien Antonio Tajani, et de ses 14 vice-présidents, avait laissé au groupe ENL une dernière chance de se justifier.

En amont, l'administration du Parlement européen avait choisi par précaution de geler plus d'un demi-million d'euros sur le budget 2018 du groupe ENL, qui s'élève à plus de trois millions d'euros. Le groupe ENL n'aura donc pas de versement à effectuer pour le remboursement dû au Parlement.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.

Le

Sébastien Lecornu Addresses High School Protests, Energy and Budget Issues
6min

Politique

Crise lycéenne : par une allocution sans annonces, Sébastien Lecornu cherche à « anesthésier » le mouvement, analyse Benjamin Morel

La crise lycéenne ne faiblit pas et a conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu à prendre la parole, lors d’une allocution de 15 minutes mercredi soir. Depuis sa prise de fonction à Matignon, il a fait le choix de raréfier sa parole. Une façon de se démarquer et de renforcer le caractère solennel de la fonction, mais qui a ses limites, d’après plusieurs experts.

Le