Le groupement avec EDF retenu pour le parc éolien de Dunkerque
Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé vendredi que le groupement EDF renouvelables, Innogy et...

Le groupement avec EDF retenu pour le parc éolien de Dunkerque

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé vendredi que le groupement EDF renouvelables, Innogy et...
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Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé vendredi que le groupement EDF renouvelables, Innogy et Enbridge avait été retenu pour la construction et l'exploitation du parc éolien en mer au large de Dunkerque (Nord), ainsi qu'une hausse de l'objectif de l'éolien en mer.

Alors que sept offres avaient été déposées pour ce parc, le groupement mené par EDF a été choisi notamment en raison du tarif proposé inférieur à 50 €/MWh, un "prix garanti" pendant vingt ans, a indiqué M. de Rugy en déplacement aux chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

D'une puissance de près de 600 MW et comptant environ 45 éoliennes, ce parc éolien dans la Mer du Nord doit permettre de fournir en électricité 500.000 foyers à partir de 2026. "Il s'agit d'un tarif comparable aux meilleurs résultats européens, qui démontre la compétitivité de la filière française de l'éolien marin", a estimé M. de Rugy.

Le ministre a aussi annoncé que l'objectif fixé dans la programmation pluriannuelle de l'énergie avait été augmenté à 1 Giga watt par an pour les énergies marines renouvelables.

"Nous prévoyons 1 Giga watt par an en faveur de l'éolien offshore au lieu des 700 mégawatts", a dit le ministre, confirmant les annonces du Premier ministre Édouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale cette semaine.

Le ministre a aussi lancé à l'occasion de cette visite le premier projet de parc éolien en mer, au large de Saint-Nazaire, avec 80 éoliennes produites dans cette ville par General Electric et qui doivent être installées d'ici à 2022.

Ces éoliennes doivent couvrir 20% de la consommation électrique de la Loire-Atlantique et doivent générer huit millions d’euros par an de recettes fiscales pour les collectivités locales et les pêcheurs, a souligné le ministère dans un communiqué.

Le Conseil d’État avait validé le 7 juin ce projet de parc de 80 éoliennes en mer après le rejet des recours déposés par des associations de défense de l'environnement.

"Ce sont deux annonces extrêmement positives", a réagi auprès de l'AFP Pauline Le Bertre, déléguée générale de France énergie éolienne, qui rassemble les professionnels de la filière.

"On se félicite de cette évolution positive qui confirme que l'éolien en mer comme terrestre est une filière compétitive, mature, qui présente un intérêt majeur pour la transition énergétique et les territoires", a-t-elle ajouté.

M. de Rugy a également annoncé le lancement de trois appels d'offres pour des parcs éoliens flottants commerciaux, "une première en Europe" selon lui: l'un d'une vingtaine d'éoliennes (250 MW) attribué au sud de la Bretagne en 2021, et deux autres parcs de 250 MW chacun lancés en Méditerranée dans les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le ministre, qui devait visiter le site General Electric de Montoir-de-Bretagne, a dû modifier son programme en raison de manifestations du personnel de l'usine de Cordemais (Loire-Atlantique) mécontents de sa fermeture à brève échéance.

"Je comprends les inquiétudes mais ça ne justifie pas de bloquer les accès à une usine. C'est un choix politique que nous assumons de fermer plus tôt que prévu les centrales à charbon", a déclaré M. De Rugy.

cor-mas-vac-fan/or

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