Le GUD et trois autres groupuscules dissous par le gouvernement
Ce 26 juin, la porte-parole du gouvernement a annoncé la dissolution en conseil des ministres de trois structures d’extrême droite et d’une association islamiste. Le ministre de l’Intérieur avait déjà annoncé il y a une semaine son intention de dissoudre le GUD Paris.
Prisca Thevenot a annoncé, à l’issue du conseil des ministres de ce 26 juin, la dissolution de quatre structures. La décision du gouvernement concerne d’abord Les Remparts, groupuscule d’ultra droite connu pour ses actions violentes à Lyon, et les deux structures associatives qui y sont reliées, le bar La Traboule et le club de sport Top Sport Rhône. Le conseil des ministres a également acté la dissolution de l’association islamiste Jonas Paris.
Il y a une semaine, Gérald Darmanin avait déjà annoncé son intention de demander la dissolution du GUD Paris, précisant sur le plateau de BFM TV qu’il s’agissait d’un « groupe très ami avec beaucoup de gens du Rassemblement national ». Le syndicat étudiant d’extrême droite, créé dans les années 1970 était en sommeil depuis plusieurs années mais a été réactivé fin 2022.
Le 12 juin dernier, quatre militants d’ultradroite dont Gabriel Loustau – membre du GUD et fils de l’ancien militant du groupuscule et ex-élu RN Axel Loustau – ont d’ailleurs été condamnés pour avoir participé à une agression homophobe, le soir de la victoire de la liste de Jordan Bardella aux élections européennes.
Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.
Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.
Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.
Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.