Le Maire attaque Les Républicains sur le RIP, déclenche une bronca
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a déclenché une bronca mercredi à l'Assemblée nationale puis au Sénat, en critiquant...

Le Maire attaque Les Républicains sur le RIP, déclenche une bronca

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a déclenché une bronca mercredi à l'Assemblée nationale puis au Sénat, en critiquant...
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Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a déclenché une bronca mercredi à l'Assemblée nationale puis au Sénat, en critiquant vivement la participation des Républicains au lancement d'un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

"Je voudrais relever les contradictions de cet équipage de circonstance qui s'oppose à la privatisation d'ADP", a déclaré au Palais Bourbon M. Le Maire, qui s'est exprimé sous les huées des députés quasiment tout le long de son intervention.

"Mesdames et Messieurs Les Républicains, cela a dû vous faire bizarre de vous retrouver sur la même estrade que les communistes et les socialistes, pour vous opposer à la privatisation d'ADP", a-t-il lancé aux élus.

Alors que 185 signatures sont requises pour un "RIP", procédure jusqu'ici inédite depuis son introduction dans la Constitution en 2008, les parlementaires ont déposé mardi une proposition de loi référendaire avec 248 signataires, issus de 11 groupes dans les deux chambres.

Cette proposition doit d'abord être validée par le Conseil constitutionnel puis signée par 10% du corps électoral (soit 4,5 millions de citoyens), pour déclencher le référendum.

"Mesdames et messieurs les Républicains ça a dû vous faire bizarre d'avoir comme porte-parole de votre opposition à la privatisation d'ADP, le porte-parole du groupe du Parti socialiste à l'Assemblée nationale, vous avez dû vous demander: +mais est-ce que je me suis pas trompé de salle, est-ce que je me suis pas trompé de camp?+", a ironisé le ministre.

M. Le Maire a encore relevé les "contradictions de ceux qui ont soutenu les privatisations, soutenu les candidats aux primaires qui voulaient des privatisations et qui s'y opposent, maintenant".

"Vous ne savez plus où vous habitez, vous ne savez plus où est le nord où est le sud, où est l'est, ou est l'ouest", a-t-il poursuivi.

"J'ai absolument honte de cette bronca que vous avez installée au moment d'écouter la réponse du ministre. Vous vous êtes mal tenus", s'est indigné pour sa part le président LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.

Interpellé sur la même question au Sénat par un élu communiste, à l'occasion du débat sur le grand débat, M. Le Maire a là aussi déclenché de vives protestations, lorsqu'il a évoqué "un attelage étrange qui est peut-être la première étape d'un programme commun entre Les Républicains et le Parti socialiste".

"Vous affaiblissez la démocratie représentative, en contestant des dizaines d'heures de travail de vos représentants, des sénateurs et des députés sur la privatisation d'ADP", a-t-il lancé, assurant attendre "sereinement la décision du Conseil constitutionnel".

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