Le micro-parti de Marine Le Pen en contentieux avec le fisc qui réclame 1,8 millions d’euros
L'administration fiscale réclame environ 1,8 millions d'euros au micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, dans le cadre des...

Le micro-parti de Marine Le Pen en contentieux avec le fisc qui réclame 1,8 millions d’euros

L'administration fiscale réclame environ 1,8 millions d'euros au micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, dans le cadre des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'administration fiscale réclame environ 1,8 millions d'euros au micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, dans le cadre des campagnes électorales de 2012, mais celui-ci conteste ce redressement, a appris l'AFP mardi, confirmant une information du Canard enchaîné.

Dans son numéro à paraître mercredi, l'hebdomadaire affirme que "le fisc réclame près de 2 millions d'euros au mouvement Jeanne", le micro-parti au coeur de l'organisation des campagnes électorales FN depuis que Marine Le Pen en est présidente, des informations déjà avancées par Le Monde en février.

D'après le Canard, Jeanne "se voit réclamer, pour 2012, un impôt sur les sociétés d'un montant de 88.134€ (auquel il convient d'ajouter 20.094€ de pénalités de retard), mais l'Etat exige également de Jeanne qu'elle allonge 1.374.252€ au titre des impayés de TVA (plus 334.317€ de pénalités)" car "le microparti était tout sauf une structure à but non lucratif. Sa fine équipe s'est plutôt comportée comme une petite entreprise aux intérêts hautement commerciaux" via des prestations commerciales et bancaires facturées aux candidats FN de 2012.

Axel Loustau, trésorier de Jeanne, mis en examen à ce titre dans l'enquête sur le financement des campagnes FN 2012, a confirmé à l'AFP qu'"1,8 millions d'euros de redressement, on est dans cette gamme-là".

"On est comme n'importe quel contribuable sous le coup d'un contrôle fiscal, car l'administration a décrété qu'on avait une activité soumise à TVA. C'est dingue fiscalement de nous reprocher ça", car "oui il y avait une particularité de Jeanne, qui faisait que ça ne devait pas être fiscalisé", d'après lui.

Cette demande de redressement est selon lui "appuyée sur la procédure pénale, on voit d'où ça vient, sauf qu'on n'est pas condamnés pénalement, le fisc est une admnistration à part, il est pas là pour faire du pénal", s'est désolé ce conseiller régional FN.

M. Loustau a indiqué à l'AFP être "passé il y a quelques jours devant la commission départementale", chargée de traiter les contentieux avec l'administration fiscale. "Il s'est passé quelque chose de très bon pour nous puisque le responsable de la commission départementale a plutôt remonté les bretelles des vérificateurs" du fisc. "Mais s'il faut aller jusqu'au tribunal administratif, on ira et on sera sûrs de gagner", a-t-il encore assuré.

L'administration fiscale, sollicitée par l'AFP, n'a pas souhaité confirmer l'information, assurant ne pas pouvoir "s'exprimer sur des dossiers individuels ou en cours" en raison du "secret fiscal".

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le