Le ministre Didier Guillaume, présent à une corrida, « regrette » d’avoir pu « choquer »
Didier Guillaume, l'un des deux ministres dont la présence mercredi à une corrida à Bayonne a déclenché une fronde sur les...

Le ministre Didier Guillaume, présent à une corrida, « regrette » d’avoir pu « choquer »

Didier Guillaume, l'un des deux ministres dont la présence mercredi à une corrida à Bayonne a déclenché une fronde sur les...
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Didier Guillaume, l'un des deux ministres dont la présence mercredi à une corrida à Bayonne a déclenché une fronde sur les réseaux sociaux, "regrette" d'avoir pu "choquer" des militants du bien-être animal opposés à la tauromachie, dont une poignée a manifesté devant son ministère lundi.

"Je regrette que ça ait pu choquer un certain nombre de citoyens qui sont contre ces pratiques", a déclaré le ministre de l'Agriculture, qui intervenait sur France Info.

Sa présence à une corrida avec sa collègue chargée de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, avait été révélée par une photo du quotidien Sud-Ouest, déclenchant une petite avalanche de critiques d'élus écologistes notamment.

"Ce qui a été terrible sur les réseaux sociaux, cela a été la récupération politique et politicienne faite par d'autres. Mais je le comprends et je suis désolé si j'ai pu choquer", a répété M. Guillaume lundi.

L'eurodéputé Yannick Jadot avait notamment déploré dans un message sur Twitter que "le ministre en charge du bien-être animal assiste à une corrida". Le spectacle, au cours duquel le matador Daniel Luque, considéré comme l'un des plus grands de sa génération, a reçu un triomphe après avoir dominé six taureaux, a par ailleurs été qualifié de "massacre" par le porte-parole du parti écologiste Julien Bayou.

Lundi, M. Guillaume a souhaité qu'on ne résume pas "la maltraitance animale ou la lutte pour le bien-être animal à une photo dans un spectacle".

"Je suis le premier ministre de l'Agriculture à avoir une collaboratrice, une conseillère au cabinet, en charge du bien-être animal, je suis le premier ministre de l'Agriculture qui a pérennisé le Conseil de surveillance des abattoirs", a-t-il expliqué.

"Je ne voudrais pas (...) qu'on passe de côté tout le travail qui est fait, les mesures qui seront prises à la rentrée, qui n'ont jamais été prises sur la lutte pour le bien-être animal", a-t-il ajouté.

Malgré ces déclarations apaisantes, une quarantaine de militants anti-corrida ont manifesté dans l'après-midi devant le ministère de l'Agriculture pour demander la démission de M. Guillaume, accusé de "prendre du plaisir à voir des taureaux se faire torturer".

"Ce gouvernement est en décalage profond avec les animaux, aussi bien sur le broyage des poussins, les poules en cage ou le gazage des cochons dans le domaine de l'élevage que sur la corrida" a déclaré à l'AFP "Amandine", porte-parole de Paris Animaux zoopolis, l'association organisatrice du rassemblement, proche des mouvements végans et anti-élevage.

"La corrida relève d'une +exception à la loi+ tolérée dans certaines villes dites de tradition locale ininterrompue comme Dax, Bayonne, Mont-de-Marsan, Arles, Alès ou Béziers, mais elle est illégale à Paris, Marseille, Bordeaux et Toulouse" a-t-elle ajouté.

"Il faut pour les animaux un ministère indépendant de tout conflit d'intérêt, comme c'est déjà le cas en Belgique, indépendant des chasseurs, des éleveurs et des intérêts économiques" a-t-elle estimé.

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