Le MJS se dote d’une nouvelle présidente lors d’un congrès contesté
Le Mouvement des jeunes socialistes a annoncé samedi l'élection de Roxane Lundy à sa présidence, en remplacement de Benjamin...

Le MJS se dote d’une nouvelle présidente lors d’un congrès contesté

Le Mouvement des jeunes socialistes a annoncé samedi l'élection de Roxane Lundy à sa présidence, en remplacement de Benjamin...
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Le Mouvement des jeunes socialistes a annoncé samedi l'élection de Roxane Lundy à sa présidence, en remplacement de Benjamin Lucas, mais les opérations de vote lors du congrès biennal organisé à Bondy (Seine-Saint-Denis) ont été contestées par des sensibilités concurrentes.

"Les Jeunes Socialistes viennent d'élire Roxane Lundy présidente du Mouvement. Malgré une tentative d'instrumentalisation visant à mettre fin à leur autonomie, les Jeunes Socialistes sont au combat, prêts à porter la parole des jeunes et être utiles à la famille socialiste et à la gauche", a indiqué le Mouvement dans un communiqué, sans plus de précisions.

L'élection de Mme Lundy, représentante de la sensibilité majoritaire dans le mouvement (Transformer à gauche), était très largement attendue.

Toutefois deux autres sensibilités du MJS, la Fabrique du changement (aubryste) et Agir en Jeunes socialistes (social-démocrate) ont annoncé qu'elles avaient refusé de prendre part au scrutin, dénonçant un "manque de transparence".

Selon Mahaut Bertu, membre du bureau national du MJS et candidate à la présidence au nom de la Fabrique du changement, "plus de 150" participants au Congrès, sur les 500 attendus, ont refusé de prendre part au vote, dénonçant une "rupture de confiance".

"Nous avons demandé à plusieurs reprises de pouvoir disposer de la liste des membres délégués votants au congrès afin de vérifier si ces derniers étaient bien mandatés par les assemblées générales de vote des fédérations", mais "nous nous sommes vu refuser cette demande", a déploré Mme Bertu dans un communiqué co-signé par Pauline Blanc (AJS) et Lorenzo Salvador (Transformer à gauche), tandis que certains évoquaient une "triche" organisée par des "hamonistes".

"Si une partie des jeunes socialistes souhaite aujourd'hui quitter notre famille politique, nous n'en sommes pas", affirment dans leur communiqué Mme Bertu, Mme Blanc et M. Salvador.

"On pense qu'on a vocation à rester au sein de la famille" socialiste, a précisé Mme Bertu à l'AFP.

Ces remous interviennent alors que le président sortant du MJS, Benjamin Lucas, a estimé samedi dans Le Point que la sensibilité "Transformer à gauche", qu'il créditait de 65% à 75% des voix au congrès, "est sans doute plus radicale que ce qu'est l'orientation majoritaire au Parti socialiste, plus proche de Benoît Hamon".

"Il y a aujourd'hui des militants des jeunes socialistes qui ne sont plus adhérents du PS et regardent avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe chez Benoît Hamon", lui-même ancien président du MJS (1993-95), avait-il ajouté.

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