Le monde de la culture se mobilise avec un rassemblement "contre le FN" mardi à la Cité de la musique à Paris à l'appel d'une soixantaine d...
Le monde de la culture mobilisé contre le Front National
Le monde de la culture se mobilise avec un rassemblement "contre le FN" mardi à la Cité de la musique à Paris à l'appel d'une soixantaine d...
Par Marie-Pierre FEREY
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Le monde de la culture se mobilise avec un rassemblement "contre le FN" mardi à la Cité de la musique à Paris à l'appel d'une soixantaine d'organisations, tandis que de nombreuses voix d'artistes s'élèvent, de Dany Boon à Luc Besson.
"Je suis né dans une famille modeste du nord de la France, d'une mère Ch'ti et d'un père Kabyle qui m'ont appris la tolérance, le respect et le souci de l'autre", écrit Dany Boon sur Facebook. "Prouvons au monde entier et à nous-mêmes que nous sommes toujours le pays de la liberté, de l'égalité et surtout de la fraternité. Votons Emmanuel Macron!" lance-t-il.
Fait rare, le plus international des cinéastes français, Luc Besson, prend la plume pour appeler à voter, sans toutefois citer nommément Macron : "Montrons au reste du monde ce que cela veut vraiment dire d'être Français: un peuple ouvert, courageux et fraternel" (...) Le monde nous regarde. L'histoire nous attend. Aux urnes citoyens".
Le directeur du festival d'Avignon Olivier Py, le 22 mars 2017 à Avignon
AFP/Archives
Le directeur du Festival d'Avignon Olivier Py, qui menaçait de "partir" en cas de victoire de l'extrême droite à Avignon lors des municipales en 2014 appelle à voter Macron "si ce n'est pour nous, pour les plus vulnérables, les immigrés, les femmes, dont le droit à l'avortement peut être remis en cause tout comme le mariage pour tous".
Olivier Py est "évidemment déçu" du manque de mobilisation citoyenne par rapport aux défilés massifs qui avaient suivi le 21 avril 2002. "Le Front national s'est banalisé, et c'est peut-être le plus grave", remarque-t-il.
Dans les 15 jours qui avaient suivi la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le deuxième tour en 2002, plusieurs millions de personnes étaient descendues dans les rues contre l'extrême droite sur l'ensemble du territoire, dont 1,3 million pour le seul 1er mai et 400.000 à Paris selon le ministère de l'Intérieur.
Cette fois, les syndicats défilent en ordre dispersé faute de mot d'ordre commun contre le FN. Dans le défilé lundi, on pouvait voir Ariane Mnouchkine, figure du théâtre connue dans le monde entier, brandissant une pancarte "Le Théâtre du Soleil ne s'abstiendra pas. Pour battre Marine Le Pen, il votera Emmanuel Macron".
- concert le 4 mai à République -
Cinq directeurs de théâtres nationaux français - la prestigieuse Comédie-Française, l'Odéon, le Théâtre de Chaillot, celui de la Colline et le TNS de Strasbourg - ont appelé lundi dans un texte commun "à voter massivement pour Emmanuel Macron". "La censure culturelle ouvertement pratiquée par nombre de maires frontistes, l'entrave à la liberté d'informer dénoncée par 36 sociétés de journalistes et le mépris d'une justice indépendante affiché par la candidate du FN en disent long sur le sort qui pourrait être réservé par son gouvernement aux artistes et à la culture en général", écrivent-ils.
Le pianiste Alexandre Tharaud à New York, le 3 avril 2016
AFP/Archives
Selon la CGT, parmi les artistes annoncés mardi à 19h30 à la Cité de la musique figurent Alex Beaupain, Sanseverino, le pianiste Alexandre Tharaud, des Etoiles de l'Opéra de Paris...
Beaucoup d'autres ont affiché ces derniers jours leur vote pour Emmanuel Macron pour faire barrage au FN, comme l'acteur Philippe Torreton, le dessinateur Riad Sattouf, l'humoriste Guy Bedos, le réalisateur Elie Chouraqui, l'écrivain et prix Goncourt 2016 Leila Slimani, le comédien Jacques Weber ou Alain Terzian, président de l'académie des César.
Le directeur du Théâtre du Rond-Point Jean-Michel Ribes, fervent soutien de François Hollande, fera lire un texte avant chaque spectacle. "Le FN c'est le retour aux ténèbres d'antan (...) Vivons, pas d'abstention, donnez votre vote à Macron", dit-il.
Le chanteur anglais Pete Doherty à Carhaix-Plouguer (Finistère) lors du Festival des Vieilles Charrues, le 16 juillet 2016
AFP/Archives
Pete Doherty, FFF, Kassav, Tété notamment ont annoncé leur participation au "grand concert républicain" organisé par SOS Racisme, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et la Fédération des associations générales étudiantes jeudi 4 mai place de la République à partir de 18H00.
La mobilisation du monde culturel n'est pas l'apanage de la gauche: le président (Les Républicains) de la région Paca Christian Estrosi participe mercredi à 18H00 dans le théâtre La FabricA à Avignon à une réunion d'acteurs du monde culturel contre l'extrême droite en présence de l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon.
A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.
C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.
Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.
Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.