Le nouveau gouvernement devra acter « la transition démocratique de la France vers un régime parlementaire », selon Mélanie Vogel

Au lendemain des résultats des élections législatives, la question de la personne qui sera nommée Premier ministre reste en suspens. Les membres du Nouveau Front populaire sont actuellement en discussion pour désigner un candidat au poste de chef de gouvernement. Pour Mélanie Vogel, cela devra être « une personne consensuelle » qui mènera plusieurs réformes, dont une réforme institutionnelle permettant d’assurer « la transition démocratique de la France vers un régime parlementaire ».
Camille Gasnier

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Quel candidat au poste de Premier ministre ?

Pour la sénatrice écologiste, le candidat présenté par le Nouveau Front populaire sera « une personne consensuelle » : « L’exercice que nous devons faire aujourd’hui, c’est de trouver une personne consensuelle au sein du Nouveau Front populaire, et qui soit en capacité d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale ».

Si aucune personnalité n’a été pour l’instant officiellement désignée, une figure fait encore débat : celle de Jean-Luc Mélenchon. Si Mathilde Panot, députée réélue dans le Val-de-Marne, a affirmé ce matin sur RTL que « Jean-Luc n’était absolument pas disqualifié » pour le poste de Premier ministre, pour la sénatrice écologiste des Français établis hors de France, « Jean-Luc Mélenchon n’est pas une personne consensuelle au sein du Nouveau Front populaire ».

Comment gouverner avec une simple majorité relative ?

Avec moins de 289 sièges à l’Assemblée nationale, le Nouveau Front populaire ne bénéficie pas d’une majorité absolue, mais d’une majorité relative. Dès lors comment gouverner ? Mélanie Vogel souligne qu’il s’agit de la « même situation » qu’en 2022. Cependant quelques différences subsistent selon la sénatrice écologiste : « en 2022, ils ont eu l’opportunité de transformer la Ve République en un régime proprement parlementaire, au lieu de faire ça, ils ont décidé de choisir un autre chemin qui a été la brutalisation des institutions, et le passage en force sur un certain nombre de réformes, sans base démocratique ni sociale. Je pense notamment à la réforme des retraites et à la loi immigration, votée avec le Rassemblement national ».

Une « transition démocratique de la France vers un régime parlementaire »

L’un des caps qui devra être suivi par un gouvernement issu du Nouveau Front populaire tourne autour d’une réforme institutionnelle qui devra acter « la transition démocratique de la France vers un régime parlementaire ». La sénatrice soutient que plusieurs mesures relatives aux institutions de la Ve République pourront être adoptées, notamment le passage à la proportionnelle.

Pour cela, elle rappelle que « ce gouvernement devra dégager des majorités et dessiner un cap clair. Cela ne peut pas être un gloubi-boulga de personnes qui ne sont pas d’accord entre elles et qui sont au fond incapable de mener des réformes »

 

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