Le pape François ne sait pas « d’où vient » Macron
Le pape François s'est refusé samedi à donner des conseils aux électeurs français pour départager les deux candidats de la...

Le pape François ne sait pas « d’où vient » Macron

Le pape François s'est refusé samedi à donner des conseils aux électeurs français pour départager les deux candidats de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le pape François s'est refusé samedi à donner des conseils aux électeurs français pour départager les deux candidats de la présidentielle, expliquant que l'une représentait "la droite forte" et qu'il ne savait pas d'où venait l'autre.

"Je vous le dis sincèrement, je ne comprends pas la politique intérieure française", a déclaré le pape, interrogé sur la tentation des catholiques français pour le vote populiste ou extrême dans l'avion qui le ramenait d'Égypte.

"J'ai cherché à avoir de bons rapports même avec l'ancien président (François) Hollande. Il y a eu un conflit autrefois mais on a pu en parler", a-t-il ajouté, probablement en référence au débat sur le mariage homosexuel ou au rejet par le Vatican d'un ambassadeur de France homosexuel.

"Des deux candidats politiques, je ne connais pas l'histoire. Je sais que l'un représente la droite forte, mais l'autre, je ne sais pas d'où il vient, alors je ne peux pas donner d'avis", a-t-il dit, en riant, sans citer les noms des deux candidats.

A huit jours du second tour, le candidat centriste à la présidentielle en France, Emmanuel Macron, a reçu samedi un soutien appuyé de M. Hollande, tandis que sa rivale d'extrême droite Marine Le Pen a choisi un éventuel Premier ministre souverainiste.

Le pape avait été beaucoup moins prudent pendant la campagne électorale américaine. En février 2016, le pape François et Donald Trump, alors candidat à la primaire républicaine, avaient exposé à distance leurs profondes divergences.

"Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n'est pas chrétienne", avait lancé le pape, provoquant une réaction courroucée du magnat de l'immobilier qui avait jugé "honteux" qu'un responsable religieux "mette en doute la foi d'une personne".

Le président américain s'est cependant dit impatient de rencontrer le pape lors de son déplacement en Italie fin mai pour le sommet du G7 à Taormina (Sicile).

"Je reçois tous les chefs d'État qui en font la demande", a répondu samedi le pape, tout en précisant n'avoir pas encore été informé d'une telle "demande" pour l'instant.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le pape François ne sait pas « d’où vient » Macron
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Le pape François ne sait pas « d’où vient » Macron
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le