Le Parisien abandonne les sondages politiques pendant la campagne
Le directeur des rédactions du Parisien/Aujourd'hui en France Stéphane Albouy a annoncé mardi sur France Inter que le quotidien...

Le Parisien abandonne les sondages politiques pendant la campagne

Le directeur des rédactions du Parisien/Aujourd'hui en France Stéphane Albouy a annoncé mardi sur France Inter que le quotidien...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le directeur des rédactions du Parisien/Aujourd'hui en France Stéphane Albouy a annoncé mardi sur France Inter que le quotidien ne commanderait plus de sondages politiques, une "pause" pendant la campagne pour "se concentrer sur le journalisme de terrain".

"C'est une réflexion qu'on a mené depuis quelques temps déjà, notamment après le Brexit et l'élection de Donald Trump", explique-t-il à l'AFP, ajoutant que le journal ne commandait plus de sondages depuis plusieurs semaines déjà.

"Ce n'est pas une question de défiance envers les sondeurs mais une façon de travailler différemment que nous voulons tester pour la suite de la campagne", poursuit-il.

Il souhaite notamment éviter "ce côté course de petits chevaux où on se focalise sur qui prend la première position" afin de "se concentrer sur le fond, sur les programmes".

Il ne s'interdit pas toutefois de commenter les sondages commandés par d'autres médias.

Consommateur de sondages, le titre y consacre "quelques dizaines de milliers d'euros par an", selon Stéphane Albouy, qui insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas avec cette "pause" de réaliser des économies.

"On peut entendre les critiques qui nous sont faites, à nous, médias, d'être coupés d'une forme de réalité. Nous allons privilégier le terrain", explique-t-il, rappelant que le journal s'appuie sur un réseau de 140 journalistes déployés en Ile-de-France.

"Déployer ces journalistes sur le terrain, cela coûte plus cher que les sondages, et nous oblige aussi à être plus exigeants", estime-t-il.

Premier quotidien d'Ile-de-France et journal de référence dans de nombreuses rédactions nationales, Le Parisien/Aujourd'hui en France est diffusé à un peu plus de 341.000 exemplaires selon les derniers chiffres de l'ACPM pour octobre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Parisien abandonne les sondages politiques pendant la campagne
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le