Le Parlement doit « réfléchir » « à élaborer la loi en commission », selon Castaner
Interrogé au micro de Sénat 360, Christophe Castaner, le secrétaire d’état en charge des relations avec le parlement estime, à titre personnel, que le droit de réplique est « une bonne méthode » et qu’il serait souhaitable de « réfléchir » « à élaborer la loi en commission » pour « chaque chambre ».   

Le Parlement doit « réfléchir » « à élaborer la loi en commission », selon Castaner

Interrogé au micro de Sénat 360, Christophe Castaner, le secrétaire d’état en charge des relations avec le parlement estime, à titre personnel, que le droit de réplique est « une bonne méthode » et qu’il serait souhaitable de « réfléchir » « à élaborer la loi en commission » pour « chaque chambre ».   
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Christophe Castaner, le secrétaire d’état en charge avec le parlement, démarre sereinement au Sénat sa première séance d’actualité au gouvernement, après le discours d’Edouard Philippe de mercredi : « Ici, il y a de l’expérience, de la sagesse, des femmes et des hommes, les sénateurs, qui ont un rapport différent avec les questions d’actualité. On n’est pas forcément dans le bruit et la fureur de l’Assemblée nationale. »

Alors qu’un « droit de réplique » permettant aux sénateurs de s’expliquer après la réponse du ministre interpellé, vient d’être mis en place au Sénat,  certains aimeraient que la réciproque se fasse à l’Assemblée : « Le bureau de l’Assemblée en a parlé mais évidemment ce n’est pas au gouvernement de solliciter, de soumettre » déclare Christophe Castaner. Mais à titre personnel le porte-parole du gouvernement estime que « c’est une bonne méthode ». « Il faut éviter d’avoir un exercice trop imposé, trop figé » ajoute-t-il.

Le secrétaire d’état en charge des relations avec le parlement, a loué la complémentarité des deux assemblées « dans le processus législatif avec une sagesse et un enthousiasme différents dans les deux assemblées ». Ce qui pour lui, n’est pas incompatible avec un devoir de réflexion et une volonté de changement : « Peut être qu’on peut réfléchir à travailler plus, voire même à élaborer la loi en commission et pas forcément dans l’hémicycle. Cela fait partie des questions auxquelles chaque chambre doit réfléchir » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le