Les députés ont définitivement adopté vendredi matin, grâce aux voix de la majorité présidentielle, le projet de loi qui permet d’étendre l’utilisation du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. La veille, le Sénat avait rejeté ce texte, après en avoir proposé une profonde modification.
Le Parlement valide la prolongation du passe sanitaire jusqu’à fin juillet
Les députés ont définitivement adopté vendredi matin, grâce aux voix de la majorité présidentielle, le projet de loi qui permet d’étendre l’utilisation du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. La veille, le Sénat avait rejeté ce texte, après en avoir proposé une profonde modification.
Par Public Sénat
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L’Assemblée nationale a voté vendredi en faveur d’une prolongation du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, ce qui permet au gouvernement de continuer à appliquer le passe sanitaire jusqu’à cette date. Malgré d’âpres débats, les députés ont adopté le projet de loi « portant diverses dispositions de vigilance sanitaire » par 118 voix ( et 89 contre) ; à ce stade du parcours législatif, le vote de l’Assemblé est définitif et valide le texte au nom des deux chambres du Parlement.
Une très large partie des oppositions était vent debout contre cette prolongation. Le député LR Philippe Gosselin a dénoncé à la tribune un texte « totalement déséquilibré », qui « fait fi de la notion de temps et de respect du Parlement ». « Le mandat d’Emmanuel Macron s’achèvera donc sous un régime d’exception. Quelle inconscience ! », a dénoncé de sa voix de stentor le communiste André Chassaigne, tandis que les groupes socialistes et Libertés et Territoires ont annoncé leur intention de saisir le Conseil constitutionnel.
Actuellement en vigueur jusqu’au 15 novembre, le passe sanitaire restreint l’accès à certains lieux publics, notamment ceux de loisir et de culture, aux personnes détentrices d’un test covid négatif, d’une attestation de vaccination complète ou d’un certificat de rétablissement. Le projet de loi adopté permet également au gouvernement de mettre en place de nouvelles mesures de restrictions, concernant par exemple la circulation des personnes ou la liberté de manifestation.
« Le Président s’évite un débat pendant la campagne présidentielle »
Jeudi, les sénateurs ont mis en avant les risques liés à laisser le régime d’exception enjamber l’élection présidentielle et les législatives, Philippe Bas évoquant « une lettre de crédit accordée au nouveau gouvernement pour restreindre les libertés». Pour le socialiste Jean-Yves Leconte, l’exécutif cherche à baliser le terrain avant 2022 : «Neuf mois sans avoir besoin de revenir devant le Parlement […] Le Président s’évite un débat pendant la campagne présidentielle », a-t-il relevé.
« Deux tiers des parlementaires se seront opposés à ce texte. Il ne faut pas passer en force comme ça, face à une épidémie il faut chercher l’unité. Et l’unité, ce sont des compromis avec les oppositions », a résumé vendredi matin, au micro de Public Sénat, le député LFI Éric Coquerel. « Le passe sanitaire est dangereux pour les libertés, il impose une société de surveillance », a encore estimé ce proche de Jean-Luc Mélenchon.
Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.
À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.
Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.
Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.