Le patronat va participer au grand débat national
Le Medef a invité lundi les entreprises à participer au grand débat national organisé par le gouvernement pour répondre au...

Le patronat va participer au grand débat national

Le Medef a invité lundi les entreprises à participer au grand débat national organisé par le gouvernement pour répondre au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Medef a invité lundi les entreprises à participer au grand débat national organisé par le gouvernement pour répondre au mouvement des "gilets jaunes", tandis que la CPME a lancé une consultation auprès de ses adhérents.

"Le Medef invite les entreprises et les entrepreneurs à participer largement à ce dialogue indispensable avec les Français", selon un communiqué de la première organisation patronale française.

Le Medef "sera très attentif aux conclusions de cette consultation qui doit permettre d’apaiser le pays, mais aussi et surtout de l'engager sur la voie d’une réforme acceptée et partagée", poursuit le texte.

Le président de la CPME François Asselin a pour sa part déclaré lors de ses voeux que son organisation avait envoyé un "kit d'animation" aux chefs d'entreprise pour recueillir leurs propositions.

"On va faire une restitution le 30 janvier à Paris à laquelle j'ai invité tous mes présidents de départements et de région pour remonter la synthèse de toutes ces consultations territoriales", a-t-il expliqué à l'AFP.

Le but est "que les chefs d'entreprise arrivent avec un corpus économique et social structuré pour ne pas se laisser embarquer dans des positions sans issue", car "on a pas envie que les entreprises se retrouvent les victimes collatérales de ce mouvement".

M. Asselin dit constater une érosion de la confiance des investisseurs consécutive au mouvement des "gilets jaunes".

"On commence à avoir des remontées où les entreprises, quand bien même elles ont de l'activité pour l'instant, toute la partie investissement moyen long terme devient un peu attentiste", selon lui.

"On sent un exécutif qui a été fragile, on sent que la réponse n'est pas évidente à donner à ce mouvement spontané au départ - tout cela n'aide pas à la confiance dans les milieux économiques", estime le président de la CPME.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le patronat va participer au grand débat national
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le