Le PCF veut croire encore à l’union entre Hamon, Mélenchon et les autres…
Les communistes défendent l’idée d’un « pacte majoritaire » pour la présidentielle. Ils continuent à croire à l’idée d’une union de la gauche. Le numéro 1 du PCF, Pierre Laurent, a rencontré mercredi des représentants de Benoît Hamon.

Le PCF veut croire encore à l’union entre Hamon, Mélenchon et les autres…

Les communistes défendent l’idée d’un « pacte majoritaire » pour la présidentielle. Ils continuent à croire à l’idée d’une union de la gauche. Le numéro 1 du PCF, Pierre Laurent, a rencontré mercredi des représentants de Benoît Hamon.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Il veut y croire encore. Le Parti communiste français ne lâche pas l’idée d’une candidature commune à gauche. Si les discussions sont en bonne voie entre Benoît Hamon et l’écologiste Yannick Jadot, elles ont tourné court entre le socialiste et Jean-Luc Mélenchon, que soutiennent les communistes (voir notre article sur le sujet).

« On fait une proposition d’un pacte majoritaire, on va rencontrer tout le monde »

« Le Parti communiste français met sur la table aujourd’hui une proposition pour faire face à la situation politique. Il y a un immense danger FN dans ce pays, (…) le spectacle des derniers jours donné à gauche n’est pas très réjouissant, chacun se renvoyant la patate chaude. (…) Ce n’est pas du niveau de ce qu’on peut attend » souligne Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF (voir la vidéo : images d'Audrey Vuetaz). Le chef de file des députés communistes, André Chassaigne exhorte lui clairement à une seule candidature à gauche. Mais Olivier Dartigolles précise qu’il ne s’agit pas de demander à Hamon ou Mélenchon de retirer leur candidature, mais déjà de continuer à discuter du fond.

Dans ce « pacte majoritaire » que propose le PCF, il s’agit de s’entendre sur quelques grands principes : « la VIe République, une loi Travail pour le XXIe siècle, la relance industrielle articulée à la transition écologique et la sortie de l'Europe de l'austérité ».

Olivier Dartigolles souligne que sur le terrain « des milliers de gens disent « parlez vous, trouvez une solution à gauche ». Donc on fait une proposition d’un pacte majoritaire. On va rencontrer tout le monde cette semaine pour trouver une solution ».

Lienemann : « On a dialogué avec nos amis communistes »

Ce matin, une délégation socialiste composée du député Pascal Cherki, du député européen Guillaume Balas et de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann s’est ainsi rendue place du Colonel Fabien, où elle a rencontré le numéro 1 du PCF, le sénateur Pierre Laurent. « On a dialogué avec nos amis communistes » explique à publicsenat.fr Marie-Noëlle Lienemann, « il y a des points de convergences, des choses à préciser, des nuances ». Pour elle, il « n’est jamais trop tard » pour unir la gauche à la présidentielle, « ça peut modifier radicalement la donne ». « On travail à des convergences ». En cas d’union de la gauche, cette dernière pourrait-elle se retrouver au second tour ? « Oui, s’il y a une vrai dynamique unitaire » selon Marie-Noëlle Lienemann.

Du côté de chez Yannick Jadot, on voit aussi d’un bon œil l’initiative communiste. « Nous devons constituer une majorité écologique, sociale et citoyenne qui peut gouverner la France. Tout ce qui va dans ce sens-là est positif » affirme Alexis Braud, directeur de campagne du candidat d’EELV.

« Le PCF n’a pas pour ambition de jouer les figurants »

S’il y a encore du chemin avant d’unir toute la gauche, « l’idée, c’est de dire que rien n’est fait » explique Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (communiste) du Sénat. Les communistes veulent aussi avoir un rôle à jouer au moment où la recomposition politique, que certains imaginaient arriver après 2017, se passe en pleine campagne présidentielle. « La principale force politique qui a appelé à voter Mélenchon, c’est le PCF. Et le PCF n’a pas pour ambition de jouer les figurants » souligne la sénatrice. « Le rassemblement à gauche ne peut pas être la seule affaire  de Hamon et Mélenchon » insiste Eliane Assassi.

L’attitude de Jean-Luc Mélenchon envers ses alliés de la Place du Colonel Fabien pour les législatives peut aussi favoriser l’envie des communistes de discuter avec d’autres, y compris les socialistes. Des députés PCF sortants se retrouvent avec des candidats estampillés France insoumise face à eux… « Dans les circonscriptions où nous avons des députés sortants, la manière dont la France insoumise se comporte n’est pas acceptable parce qu’elle est irresponsable » prévient Olivier Dartigolles. L’union de la gauche, c’est l’effort de tous.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le