Le Pen a rencontré Bannon, reste intéressée par son projet d’aide technique
Marine Le Pen a rencontré Steve Bannon jeudi à Paris et lui a "renouvelé son intérêt" à son projet d'aider techniquement en...

Le Pen a rencontré Bannon, reste intéressée par son projet d’aide technique

Marine Le Pen a rencontré Steve Bannon jeudi à Paris et lui a "renouvelé son intérêt" à son projet d'aider techniquement en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a rencontré Steve Bannon jeudi à Paris et lui a "renouvelé son intérêt" à son projet d'aider techniquement en Europe les partis populistes en vue des élections de l'an prochain, après avoir semblé prendre ses distances avec l'ancien conseiller de Donald Trump.

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) avait pris ses distances lundi à Rome avec M. Bannon, qui entend organiser les partis de droite radicale en Europe en vue notamment de constituer un groupe au Parlement européen, en affirmant que "seuls" ces partis étaient fondés à s'organiser.

"Marine Le Pen l'a rencontré (Steve Bannon) hier matin à Paris", a indiqué sur BFMTV-RMC vendredi Louis Aliot, député des Pyrénées-orientales et compagnon de Mme Le Pen.

Contactée par l'AFP, Marine Le Pen a rapporté que M. Bannon lui avait "confirmé sans ambiguïté que son intention n'est pas d'intervenir politiquement en Europe mais de créer un think tank qui permette des recherches, des études et des colloques sur des sujets importants qui touchent à des préoccupations communes" comme "la mondialisation sauvage, la financiarisation de l'économie, les migrations".

"Je lui ai donc renouvelé notre intérêt à l'émergence de cette structure de travail", a ajouté la patronne du RN.

Marine Le Pen avait souligné à Rome que "M. Bannon n'est pas issu d'un pays européen. Il est un américain". "Il a suggéré la création d'une fondation qui vise à offrir aux partis souverainistes européens des études, des sondages, des analyses. Mais la force politique qui naîtra des élections en Europe, c'est nous, et nous seuls, qui la structurerons", avait précisé la cheffe du RN lors d'une conférence de presse aux côtés de son allié italien et ministre de l'Intérieur Matteo Salvini.

M. Bannon entend réunir dans une fondation tous les partis qui s'accordent sur la défense des frontières et de la souveraineté, ainsi que sur la lutte contre l'islam radical et l'immigration. L'objectif est d'aider ces formations à se coordonner et éventuellement constituer un groupe au Parlement européen.

Steve Bannon "veut faire un cercle de réflexion et mettre à disposition des moyens techniques (...) On ne va pas lui dire non s'il ne veut pas faire un parti politique", a abondé sur BFMTV-RMC M. Aliot, membre du bureau exécutif du RN.

Les propos de Mme Le Pen à Rome ont été évoquées lors de la rencontre de jeudi "et on a bien vu qu'il y avait quand même une convergence de vues", a-t-il ajouté.

D'après le dirigeant du RN, M. Bannon "ne veut pas jouer de rôle" dans la campagne du RN aux élections européennes "mais il a dit que c'est quand même dommage qu'avec autant de forces politiques en Italie, en Autriche, en Hongrie, etc... il n'y ait pas une mise en commun de toutes les compétences".

M. Aliot avait indiqué en septembre que le RN allait "très certainement" adhérer à la fondation que veut installer à Bruxelles M. Bannon.

Partager cet article

Dans la même thématique

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Le Pen a rencontré Bannon, reste intéressée par son projet d’aide technique
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Le Pen a rencontré Bannon, reste intéressée par son projet d’aide technique
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le

Le Pen a rencontré Bannon, reste intéressée par son projet d’aide technique
3min

Politique

« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l'un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.

Le