Le Pen « appelle à la mobilisation » contre la politique « dévastatrice » de Macron
Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a lancé mardi à Soissons (Aisne) un "appel à...

Le Pen « appelle à la mobilisation » contre la politique « dévastatrice » de Macron

Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a lancé mardi à Soissons (Aisne) un "appel à...
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Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a lancé mardi à Soissons (Aisne) un "appel à la mobilisation patriote" contre la "politique dévastatrice" que va, selon elle, mettre en place Emmanuel Macron.

"C'est un appel à la mobilisation patriote que je suis venue délivrer ici, c'est un soutien inconditionnel à l'intégralité de nos candidats arrivés au second tour et qui peuvent faire basculer cette élection dimanche prochain pour peu que les Français, les électeurs patriotes fassent le choix de venir voter", a lancé la patronne du FN lors d'une conférence de presse à Soissons.

Ses cinq candidats dans l'Aisne, dont le responsable de son projet présidentiel Jean Messiha ou son conseiller Damien Philippot, frère du vice-président du FN, sont tous au second tour mais dans des situations difficiles.

"M. Macron va mettre en oeuvre une politique qui va être une politique dévastatrice, je le dis sans excès, sans outrance, je pense à ce mot et je mesure sa portée", a-t-elle jugé, évoquant la politique fiscale, sociale, économique et en matière d'immigration ou de lutte contre le terrorisme.

"Nous avons vu dimanche dernier qu'une très grosse vague, incontestablement, de candidats Macron a déferlé sur la France. C'est très inquiétant. Le niveau de cette vague est très inquiétant, pour la démocratie, pour le nécessaire pluralisme qu'exige tout fonctionnement démocratique", s'est inquiétée Mme Le Pen.

"Nous sommes présents dans 120 circonscriptions au second tour, c'est vrai que ce score a été bien sûr un peu décevant pour nous, nous ne le cachons pas, mais nous résistons", a-t-elle ajouté, évoquant le "recul absolument cataclysmique" du PS mais aussi, "dans une moindre mesure, des candidats LR".

"Une partie de nos électeurs se sont abstenus au premier tour, une partie non négligeable, on parle de la moitié de nos électeurs qui ne se sont pas mobilisés (...). Ils s'abstiennent car ils pensent qu'avec le mode de scrutin inique que nous subissons depuis des années, il s n'imaginent pas pouvoir avoir des élus à hauteur de ce qu'ils représentent", selon elle.

Mais "rien n'est joué", a-t-elle ajouté. "Nous pouvons avoir plus d'élus, plus de députés que ce que la presse nous prédit, ou d'ailleurs ce qu'elle nous souhaite".

Le FN a obtenu dimanche 13,2% des voix au premier tour, en recul par rapport à 2012.

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