Le Pen pilonne Macron qui bat la campagne dans les Hauts-de-France
Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui se déplace mercredi en terre frontiste dans les Hauts-de-France, se rendent désormais coup pour coup, à une...

Le Pen pilonne Macron qui bat la campagne dans les Hauts-de-France

Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui se déplace mercredi en terre frontiste dans les Hauts-de-France, se rendent désormais coup pour coup, à une...
Public Sénat

Par Baptiste PACE

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui se déplace mercredi en terre frontiste dans les Hauts-de-France, se rendent désormais coup pour coup, à une dizaine de jours du second tour de l'élection présidentielle.

Après une réunion à huis clos de son Conseil stratégique, Mme Le Pen, qui tient jeudi une réunion publique à Nice, laisse à son directeur de campagne David Rachline, sénateur-maire de Fréjus (Var), le soin de présenter l'affiche et le slogan du second tour lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

Mardi soir, elle a continué de pilonner M. Macron, son projet "fratricide" et la "guerre sociale éclair" qu'il préparerait par ordonnances sur le droit du travail. "Nous ne voulons pas d'une France totalement soumise", a renchéri mercredi David Rachline en référence aux électeurs "insoumis" de Jean-Luc Mélenchon. La veille, Mme Le Pen avait eu "une pensée pour les électeurs de François Fillon".

Emmanuel Macron, lui, est en déplacement dans la Somme et le Pas-de-Calais. Le leader d'En Marche! échangera à Amiens avec l'intersyndicale de l'établissement Whirlpool avant un meeting à Arras. "Je n'ai jamais considéré que quoi que ce soit était gagné", s'est défendu mardi l'ancien ministre de François Hollande, après les mises en garde mardi de l'actuel président.

M. Macron, qui a aussi assuré n'avoir "aucun regret" d'avoir célébré son résultat dimanche à la brasserie parisienne La Rotonde, a essuyé une nouvelle salve de critiques mercredi pour son début de campagne d'entre-deux-tours.

"Je crois qu'il a pensé qu'il était déjà élu. (...) Ce n'est pas si simple que cela", a dit le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui a également déploré l'attitude de M. Macron dans la perspective des législatives (11 et 18 juin).

"Là aussi, il ne veut pas écouter que s'il y a 577 candidats de chez Macron , 577 candidats Mélenchon et 577 candidats socialistes, eh bien c'est très simple, c'est la droite qui va gouverner", a averti M. Cambadélis.

- 'Chèque en blanc' -

A droite, justement, François Baroin s'est dit "absolument convaincu" de pouvoir remporter les législatives et d'imposer une cohabitation à M. Macron si celui-ci accède à l'Elysée. M. Baroin a mis en garde contre ceux qui, chez Les Républicains (LR), iraient "à la soupe pour un petit poste" dans un gouvernement Macron.

Les Républicains continuent par ailleurs de se diviser sur l'attitude à adopter avant le 7 mai. "Assez de finasserie ! Pour battre (Marine Le Pen), il n'y a qu'une seule solution: voter Macron", a tweeté mardi soir Alain Juppé.

Christian Estrosi, élu président de Paca face au FN et avec l'apport des voix de gauche en 2015, a reproché mercredi à Laurent Wauquiez d'être "flou" en laissant aux militants LR la possibilité de l'abstention. Nicolas Sarkozy pourrait appeler à voter pour M. Macron dans les prochains jours.

Marine Le Pen sur le plateau de TF1 le 25 avril 2017, à Boulogne-Billancourt
Marine Le Pen sur le plateau de TF1 le 25 avril 2017, à Boulogne-Billancourt
AFP

A gauche, les tractations continuent au sein du PS, après la déroute historique de Benoît Hamon dimanche. "Il serait étonnant que ceux qui ont amené le candidat du PS à un tel niveau nous disent qui est au PS ou pas", a lancé mardi soir Manuel Valls, qui plaide pour une participation à la majorité présidentielle de son ancien rival réformiste Emmanuel Macron.

De son côté, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a appelé les électeurs de la France insoumise à ne pas apporter "une voix" au Front national, alors que leur candidat n'a pas donné de consigne de vote dimanche, renvoyant à une consultation, lancée mardi soir et dont les résultats sont attendus la semaine prochaine.

"Il est important qu'on sache ce qu'il pense", a pourtant insisté le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, pour qui voter pour M. Macron n'est pas un "chèque en blanc".

Partager cet article

Dans la même thématique

5min

Politique

Soumission chimique : « Il y a une volonté collective d’avancer sur le sujet, il faut maintenant trouver le bon véhicule législatif »

Hier, l’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné à quatre ans de prison ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, en vue de la violer. La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un rapport sur la soumission chimique avec Sandrine Josso, exhorte le gouvernement à mettre en place des « mesures concrètes pour protéger les femmes ».

Le

Voiture auto ecole
7min

Politique

Fin du financement du permis de conduire par le CPF : retour sur un amendement voté en catimini au Sénat

Dans le 49.3 sur le budget, le gouvernement a conservé des amendements issus de sénateurs PS, RDSE et des Indépendants, votés par le Sénat, qui réservent le financement du permis de conduire via le compte personnel de formation aux seuls demandeurs d’emploi. Votée en catimini et de nuit, la mesure a été soufflée par les représentants du secteur du monde de la formation, qui s’alarmaient que les bilans de compétences ne soient plus initialement financés par le CPF.

Le

Le Pen pilonne Macron qui bat la campagne dans les Hauts-de-France
2min

Politique

Immigration : « Nous sommes le pays, en Europe, qui reconduit le plus de manière forcée vers les pays tiers », assure Laurent Nunez

Selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF), diffusés mardi, le nombre de primodélivrances de titres de séjour a augmenté de 11 % en 2025. Interrogé sur ce sujet par le sénateur RN, Aymeric Durox, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a mis en valeur la politique très offensive de reconduite forcée du gouvernement.

Le

Le Pen pilonne Macron qui bat la campagne dans les Hauts-de-France
2min

Politique

Contrat de Capgemini avec l’ICE : « Une entreprise française ne peut se soustraire de sa responsabilité éthique », rappelle le gouvernement

Lors des  questions d’actualité du Sénat, le gouvernement a été interpellé sur le contrat liant le groupe d’informatique français Capgemini avec la police fédérale américaine de l’immigration (ICE), mise en cause dans la mort de deux citoyens américains et de nombreuses violations de droits humains.

Le