Le Pen promet un « projet de traité simplifié » alternatif à l’UE
Marine Le Pen, présidente du Front national, a promis dimanche au Futuroscope de Poitiers d'élaborer avec ses alliés européens ...

Le Pen promet un « projet de traité simplifié » alternatif à l’UE

Marine Le Pen, présidente du Front national, a promis dimanche au Futuroscope de Poitiers d'élaborer avec ses alliés européens ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, présidente du Front national, a promis dimanche au Futuroscope de Poitiers d'élaborer avec ses alliés européens "un projet de traité simplifié pour l'Europe", en réponse au discours d'Emmanuel Macron mardi à la Sorbonne.

"Emmanuel Macron nous a fixé deux rendez-vous, janvier 2018 pour le traité de l’Élysée, l'autre aux élections européennes, et comme il nous a fait l'honneur de nous désigner comme ses adversaires, nous relèverons le gant", a affirmé Mme Le Pen, venant conclure deux jours de rassemblement d'élus Front national.

"Dans cette perspective, nous travaillerons avec nos alliés du groupe Europe des nations et des libertés (ndlr: le groupe auquel appartient le FN au Parlement européen) et d'ailleurs, afin d'élaborer un projet de traité simplifié pour l'Europe" a-t-elle annoncé. Ce projet "viendra se substituer aux milliers de pages incompréhensibles actuellement en vigueur."

Pour elle, le chef de l'État "nous engage dans un choix de civilisation, d'une civilisation marchande, nomade, qui pratique (...) la religion de l'économie et organise la privatisation de tout, y compris du vivant", un "projet mondial auquel travaillent les oligarques de notre pays (qui) préparent l'asservissement de l'Homme et l'épuisement de la planète".

"A cela nous opposons une autre voie, celle de la civilisation française et européenne, un projet qui met l'Homme au coeur de toute notre réflexion et de toute notre action, qui fait passer le +nous+ avant le +je+, qui entre le communautarisme en bas et le mondialisme en haut choisit la voie médiane de la nation", et en France "l'Etat-nation", a dit la députée du Pas-de-Calais.

"L'Europe n'a pas attendu le traité de Rome pour exister. L'Europe ne s'est pas faite à Bruxelles mais à Athènes et à Rome. Les pères fondateurs de l'Europe ne sont pas Jean Monnet ou Robert Schuman mais Homère ou Charlemagne et tant d'autres noms illustres qui ont fait vivre l'Europe", a également lancé Mme Le Pen.

Mme Le Pen a aussi évoqué le sujet de la "refondation" de son parti, qui se concrétisera par un congrès en mars à Lille.

Une semaine après le départ de son bras droit Florian Philippot, elle a décrit la politique comme "darwinienne", une "épreuve de survie en milieu hostile": l'objectif est "le pouvoir" et non "la gloire de tel ou tel".

Alors que M. Philippot accuse le FN de "régression terrible" idéologique, Mme Le Pen a affirmé que "s'adapter ne signifie pas se renier mais se mettre en situation de comprendre pour anticiper" et aussi "se poser la question des alliances".

Mme Le Pen a enfin demandé à nouveau aux siens de se préparer à "l'exercice des responsabilités", au-delà de la "culture de contestation" puis "d'opposition" : "il faut nous doter d'une culture de gouvernement" à tous les échelons de pouvoir avec des projets concrets.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le