Le Pen-Salvini : « Un mélange de posture et d’imposture » tacle Nathalie Loiseau
Invitée de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, la ministre française chargée des Affaires européennes est revenue sur les enjeux des prochaines élections européennes tout en critiquant la rencontre entre Marine Le Pen et Matteo Salvini

Le Pen-Salvini : « Un mélange de posture et d’imposture » tacle Nathalie Loiseau

Invitée de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, la ministre française chargée des Affaires européennes est revenue sur les enjeux des prochaines élections européennes tout en critiquant la rencontre entre Marine Le Pen et Matteo Salvini
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La course aux élections européennes qui auront lieu en mai 2019 est déjà lancée. Nathalie Loiseau se montre inquiète quant à la montée des populismes et dit partager le point de vue de Roberto Saviano : « Je partage le point de vue de Roberto Saviano,l’écrivain italien menacé par la mafia : « Je pense qu’aujourd’hui les démocraties et les libertés sont menacées dans le monde et en Europe. C’est la raison pour laquelle les élections européennes sont très importantes.»

Hier la présidente du Rassemblement national (ex-FN) est allée rencontrer Rome le leader de la Ligue. La ministre française chargée des Affaires européennes fustige cette rencontre : « Ce sont des gens qui se situent à l’extrême droite de l’échiquier politique. À l’extrême droite, on a l’habitude de chercher des coupables plutôt que des solutions. La photo est un mélange de posture et d’imposture. De la posture, car c’est de l’affichage et de l’imposture car je ne sais pas si Marine Le Pen est venue proposer à Matteo Salvini d’accueillir tous les migrants que celui-ci souhaiterait que la France accueille. »

Elle poursuit : « Ce sont des gens qui ont des égoïsmes nationaux, une vision de court terme très politicienne et qui sont incapables de trouver des solutions européennes ensemble (…) En Europe, il n’y a pas seulement les hommes qui parlent fort. Les vrais hommes forts sont ceux qui agissent. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen-Salvini : « Un mélange de posture et d’imposture » tacle Nathalie Loiseau
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le

Le Pen-Salvini : « Un mélange de posture et d’imposture » tacle Nathalie Loiseau
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le