Le Pen veut « un délai de carence » pour le remboursement des soins aux étrangers
Marine Le Pen, candidate FN à l'élection présidentielle, a prôné lundi "un délai de carence", qui "pourrait être de deux ans",...

Le Pen veut « un délai de carence » pour le remboursement des soins aux étrangers

Marine Le Pen, candidate FN à l'élection présidentielle, a prôné lundi "un délai de carence", qui "pourrait être de deux ans",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, candidate FN à l'élection présidentielle, a prôné lundi "un délai de carence", qui "pourrait être de deux ans", pour que les étrangers en situation régulière puissent bénéficier du remboursement des soins de santé.

"Je pense que la gratuité d'un certain nombre de services publics devrait être conditionnée à ce qu'on appelle un délai de carence", a déclaré la présidente du Front national sur RTL, quand on lui demandait de confirmer si elle souhaitait que les étrangers en situation légale qui cotisent doivent attendre plusieurs années avant de pouvoir toucher des allocations.

"Quelqu'un qui arrive de manière légale devrait attendre un certain temps avant de bénéficier par exemple du remboursement des soins", a poursuivi Mme Le Pen, précisant que ce délai "pourrait être (de) deux ans par exemple".

La candidate a rappelé qu'elle souhaitait que le même principe s'applique à l'école publique et l'école privée sous contrat.

"Quand on va dans un pays, on n'attend pas dans ce pays qu'il subvienne à vos besoins", a justifié Mme Le Pen. "Il y a des tas de Français qui vont travailler aux Etats-Unis, en Allemagne, en Australie et personne ne leur paye ni les soins ni l'école".

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a assuré à l'AFP qu'il ne s'agissait pas d'interdire aux étrangers pendant deux ans l'accès aux hôpitaux mais bien de ne pas prendre en charge le remboursement des soins pendant cette période.

Marine Le Pen est également revenue sur son séjour à New York lors duquel elle s'est rendu à la Trump Tower, sans rencontrer le nouveau président américain Donald Trump.

"C'est un déplacement privé. J'avais un certain nombre de gens à voir qui souhaitaient m'interroger et accessoirement participer à ce qui est en train de se passer en France", a-t-elle assuré.

"Je prépare non seulement ma campagne, mais je prépare mon quinquennat, par conséquent il n'y a rien d'extraordinaire à ce que j'aille dans un certain nombre de pays étrangers pour rencontrer des gens qui souhaitent me voir", a-t-elle fait valoir.

"Évidemment, ce que fait Trump m'intéresse, puisqu'il met en place la politique que j'appelle de mes voeux depuis très longtemps et notamment la politique de patriotisme économique, de protectionnisme intelligent", a-t-elle déclaré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen veut « un délai de carence » pour le remboursement des soins aux étrangers
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Le Pen veut « un délai de carence » pour le remboursement des soins aux étrangers
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le